L'orpailleur de la Parole

lundi 27 juin 2011

L'armure du Chrétien, 1ère partie


L'armure du chrétien (Éphésiens 6:13-18)


1- "Ayez à vos reins la vérité pour ceinture" 

L'histoire de la trahison de Judas (Jn 12:1-9; Mt 26:14-16; Jn 13: 21-30; 26: 47-50; Mt 27: 3-10; Actes 1: 16-20) nous révèle par déductions que ce dernier ne croyait pas vraiment que Jésus était le Messie, qu'il était dans l'erreur et qu'il pensait que Jésus serait incapable de lui pardonner. C'est ce qui l'a mené au suicide par la pendaison. En contre-partie, Pierre, après le reniement de Jésus, a échappé à cette auto-condamnation parce qu'il a cru qu'il pouvait être pardonné. Pierre portait la ceinture de vérité tandis que Judas ne la portait pas.Porter la ceinture de vérité est relié avant tout à la connaissance approfondie de la personne de Jésus-Christ. Le Seigneur n'a-t-il pas déclaré: "Je suis la vérité"? Une ceinture aide à tenir un vêtement ou une pièce d'équipement comme l'équipement d'un électricien. C'est la même idée ici: la ceinture de vérité garde en place certaines pièces de l'armure du chrétien, entre autre, le fourreau dans lequel on insère l'épée de l'Esprit qui est la Parole de Dieu et possiblement la cuirasse de la justice. Si nous sommes dans l'erreur ou la non-vérité, notre armure ne tiendra pas et nous serons à la merci de toute attaque de notre ennemi le diable.

 Quelques aspects de la vérité:  

1- La vérité réside dans la Parole de Dieu et cette dernière nous sanctifie (nous met à part pour Dieu): "Sanctifie-les par la vérité: ta parole est la vérité" (Jn 17:17). 

2- L'Esprit qui est en nous, que le monde ne peut recevoir, c'est l'Esprit de vérité (Jn 14:17). 

3- La vérité nous affranchit, nous libère (Jn 8:32).

    Donc, avoir à nos reins la vérité pour ceinture implique qu'il faut d'abord avant tout fonder notre vie chrétienne sur la vérité, c'est-à-dire sur la personne de Jésus. Il faut chercher cette vérité dans la Parole de Dieu qui nous sanctifiera et nous affranchira. C'est l'Esprit Saint qui nous révèle la vérité inscrite dans la Parole de Dieu. Si on s'écarte de cette Parole, si on adopte la pensée de l'homme comme Judas a pu le faire, on s'écarte de cette vérité et on ne peut porter efficacement l'armure qui doit nous aider à résister dans le mauvais jour: "C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté" (Éphésiens 6: 13). Judas avait La Vérité avec lui, mais il ne s'était pas ceint de cette vérité.                             

    samedi 18 juin 2011

    L'élastique ou Zachée vs le jeune homme riche

           Zachée et le jeune homme riche étaient tous deux des juifs. L'un était possiblement pharisien et l'autre était un publicain, et non le moindre, le chef des publicains (Voir Luc 18:18-30 et Luc 19:1-10). Les deux personnages étaient tous deux très riches et ils ont rencontré personnellement notre Seigneur Jésus-Christ. Le but de cette courte étude est de faire ressortir les caractéristiques de chacun de ces personnages pour comprendre leurs réactions et le comportement de Jésus à leur égard.
          Avant sa rencontre avec le Seigneur, Zachée était un chef des publicains de Jéricho. Pour être en mesure d'occuper cette position, il fallait posséder déjà une grande fortune. En effet, ce dernier devait d'avance acheter aux Romains ou au roi qui les représentait son droit d'opération. En réalité, celui qui briguait le privilège d'être nommé le chef des percepteurs d'impôts devait garantir aux Romains ou au roi  une somme précise qu'il s'engageait à verser au trésor publique suite à la perception des impôts et des droits de passage auprès des contribuables et des marchands. La plupart du temps, pour se payer et se protéger eux-mêmes, les publicains exigeaient des contribuables des sommes supérieures à celles qu'ils auraient dû verser au trésor publique (Luc 3:12-13). Les Romains et le roi étaient conscients de cette situation, mais ils ne faisaient rien pour la corriger. Le publicain d'origine juive était habituellement rejeté par ses compatriotes parce qu'il était un collaborateur des Romains et qu'il levait des impôts pour un gouvernement païen.
          Il est facile de prouver que Zachée était un juif. Premièrement, son nom semble être le diminutif du nom Zacharie, typiquement juif. Deuxièmement, il était au courant de la loi de restitution puisqu'il a offert de réparer au quadruple  le tord qu'il aurait fait à quelqu'un par le vol (Luc 19:8; Exode 22:1; 2 Samuel 12:1-6). Zachée aurait donc été élevé dans les préceptes et les ordonnances de la loi juive.
          Jésus, qui savait tout ce qui allait arriver d'avance, pensait sûrement à Zachée quand il décrivit le publicain de la parabole du publicain et du pharisien dans le passage de Luc 18:9-14. La conscience de Zachée n'était sûrement pas complètement endormie pour qu'il se soit intéressé à Jésus jusqu'au point de courir et de grimper dans un sycomore afin d'avoir l'occasion de le voir de plus près. Des publicains subalternes lui avaient sûrement raconté la conversion de Lévi (Matthieu), un publicain comme lui, mais qui vivait en Galilée et qui était devenu un des Douze (Luc 5:27-32). Ce fait, plus que d'autres exploits et miracles accomplis par Notre Seigneur, a dû le rendre perplexe et remettre en question sa propre situation. Il a dû aussi entendre parler, au cours de ses relations avec d'autres publicains, comment Jésus ne condamnait pas et ne rejetait pas les gens de son "espèce", mais qu'il les aimait et qu'il osait même partager ses repas avec eux (Luc 5:30-32). Oserions-nous partager nos repas avec un huissier, une personne sans compassion, qui viendrait nous arracher tous nos biens ou ceux d'un être cher? Quel grand Dieu nous avons!
          Fait intéressant, Dieu a rendu à Zachée une grande faveur en lui accordant une petite taille (corporelle) (Luc 19:3). En effet, si Zachée avait été grand ou d'une grandeur normale, il ne se serait pas donné autant de mal pour apercevoir Jésus. Au lieu de monter dans un arbre, il l'aurait tout simplement regardé défiler devant lui sans se mêler à la foule qui suivait le Maître. Il n'aurait pas eu l'occasion de voir Jésus de proche et aurait peut-être perdu intérêt dans celui qui pouvait le sauver. Mais Jésus n'éteint pas "le lumignon qui fume" (Matt. 12:20). Il y avait en Zachée un embryon de repentance et Jésus le savait (Luc 5:32). Le médecin Jésus avait fixé un rendez-vous avec son patient Zachée bien avant que ce dernier soit né.
           Avant d'avancer plus loin dans cette analyse de la situation de Zachée, il devient opportun, maintenant, de se pencher, de la même façon, sur le personnage du jeune homme riche (Matt. 19:16-30; Mc. 10:17-31 et Lc. 18:18-43).
           Ce dernier avait trois qualificatifs importants: Il était jeune, riche et avait une fonction de dirigeant politique ou religieux. Il était fort probablement Pharisien puisqu'il observait, selon ses propres dires, la Loi à la lettre depuis sa tendre enfance. Un Hérodien n'aurait pas eu cette prétention et un Sadducéen n'aurait pas demandé à Jésus qu'est-ce qu'il faut faire pour hériter de la vie éternelle puisque les adeptes de cette secte ne croyaient pas à la résurrection. Il était vraisemblablement trop jeune pour être un chef religieux (les Lévites entraient en fonction à trente ans) (Nb 4:3). Il était possiblement un jeune magistrat, ce qui semble, même là, exceptionnel pour l'époque. Ce jeune homme avait donc toutes les conditions et les qualités pour vivre une vie fort intéressante.
            Tout comme Zachée, ce jeune homme accourut vers Jésus. Il paraissait avoir de bonnes dispositions envers le Maître en le qualifiant de "bon". Son empressement à accourir devant Jésus pourrait démontrer une certaine humilité que Zachée possiblement dissimulé derrière des feuilles n'a pas démontrée en se penchant sur une branche de sycomore. Il fallait que le jeune homme , en qualité de magistrat, renonce à sa fierté de dignitaire pour se jeter comme cela à genoux devant Jésus (Mc 10:17).
            Par contre, on pourrait aussi interpréter ce geste d'une toute autre façon si l'on considère que peut-être le jeune homme voulait plutôt montrer orgueilleusement devant Jésus et la foule une certaine humilité et piété. C'est le reproche que Jésus adresse aux Pharisiens qui priaient debout dans les synagogues et aux coins des rues pour être vus des hommes (Mt 6:5). Il devient facile, à ce moment là, d'associer le jeune homme riche au personnage du Pharisien dans la parabole du Pharisien et du Publicain. Mais "Jésus, l'ayant regardé, l'aima" (Mc 10:21). Ce passage de l'Écriture nous indique que le jeune homme avait quand même un coeur voulant. Jésus avait , bien sûr, décelé clairement l'ambivalence dans le coeur de ce jeune homme. Il y avait celui qui se croyait justifié par les œuvres, celui qui "avait du zèle pour Dieu, mais sans intelligence" (Rom 10:2)., mais il y avait également, chez ce jeune magistrat, celui qui reconnaissait peut-être inconsciemment la lacune de sa religion. "Que dois-je faire (de plus puisque j'ai observé la Loi depuis ma tendre enfance et qu'il semble qu'il manque encore quelque chose) pour hériter la vie éternelle?" (Lc 18:18). Le jeune homme comprenait sans en saisir toute la portée qu'il lui manquait quelque chose et il venait au bon "Enseignant" ( Le mot Maître dans ces passages est tiré du mot grec "didaskalos" qui signifie enseignant) pour connaître la vérité. Il était attiré, comme nous tous, par le Seigneur Jésus qui ne s'est pas objecté directement à la déclaration de son interlocuteur qui prétendait être sans péchés depuis sa jeunesse (Lc 18:21). On pouvait possiblement observer parfaitement la lettre de la Loi mais non l'esprit de la Loi.
          Jésus n'a pas tardé à réagir; il est allé droit au but en invitant le jeune homme à observer les deux commandements les plus importants de la Loi qui consistent à aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre force et de toutes nos pensées et d'aimer notre prochain comme nous même (Lc 10:27). Ainsi, en suggérant au jeune homme de tout vendre ce qu'il possédait, et de le donner aux pauvres, il mettait le jeune homme dans une situation où il pourrait prouver qu'il était prêt à aimer son prochain comme lui-même. En ajoutant à cette suggestion l'invitation de tout abandonner pour le suivre, il mettait le jeune magistrat à l'épreuve concernant le plus grand commandement de la Loi.
           Jésus n'a pas eu besoin de mettre Zachée à l'épreuve de la même façon. Zachée était convaincu, de par sa position de Publicain, depuis longtemps qu'il était un pécheur. Il n'a pas voulu se montrer à Jésus sous son meilleur jour comme le jeune homme a voulu le faire inconsciemment. Zachée n'avait rien à prouver à Dieu. Quand on se croit un bon disciple, Jésus nous invite à le suivre. Quand on se croit perdu, Jésus veut nous visiter chez nous, dans notre plus profonde intimité (dans notre cœur) (Apoc 3:19-20). C'est semblable à un élastique qui peut s'étirer, ou au contraire, se rétracter. Un des bouts de l'élastique, c'est nous qui le tenons; l'autre extrémité, c'est Jésus qui le tient. Quand nous tentons orgueilleusement de le rejoindre, Jésus tire sur l'élastique et dit:"Suis-moi". Quand nous nous sentons perdus, Jésus relâche la tension sur l'élastique pour le laisser se rétracter, il vient vers nous et il nous dit:"Il faut que je demeure aujourd'hui dans ta maison" (Lc 19:5). Zachée a reçu l'invitation avec empressement et joie (Lc 19:6) tandis que le jeune homme riche est devenu affligé et s'en est allé tout triste (Mc 10:22). Deux invitations, deux réactions différentes. Zachée a vu en Jésus le médecin qui pouvait le guérir. Le jeune homme riche a vu en Jésus le médecin qui venait de diagnostiquer un cancer. L'un a été rempli d'espoir. L'autre a sombré dans la dépression d'une mauvaise nouvelle, lui qui se croyait en si bonne santé. Le choc était trop dur, la cure trop difficile. Cette cure comprenait l'ablation d'une idole (l'amour de l'argent et des richesses) et un long processus de récupération ou régénération sous la conduite du grand Médecin que le patient devait suivre dans un pays étranger, ce pays étant inconnu du jeune homme. Ce pays était: "Mon juste vivra par la foi; mais s'il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui" (Héb 10:38). Zachée est donc sorti de sa rencontre avec Jésus complètement changé. Sa repentance s'est manifestée par une intention ferme de restituer l'argent volée et d'aider les pauvres. Sa reconnaissance et son amour pour Dieu se sont concrétisés. Le jeune homme riche, lui, est reparti sans espoir, non à cause de Jésus, mais parce qu'il avait réalisé qu'il ne pouvait servir deux maîtres:
           "Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon" (Lc 16:13).
           En tant que chrétiens, nous devrions, d'autant plus, tous les jours, recevoir avec humilité et empressement Jésus dans notre cœur. Il est notre source de joie comme il l'a été pour Zachée. Il nous donnera aussi le vouloir et le faire (Phil 12:13) pour être en mesure de le suivre (Mc 8:34).

    jeudi 9 juin 2011

    Corneille était un "bon gars"

    Combien de fois avons-nous entendu ou raconté nous-même des paroles comme celles-ci:

          "Untel était une bonne personne. Maintenant qu'il est mort, je suis sûr qu'il est au ciel."

    Qu'en est-il vraiment de cette affirmation? Pouvons-nous avoir la certitude qu'une personne ayant vécu "une bonne vie" va s'assurer automatiquement une place au ciel? Avons-nous une conception juste ou erronée de notre salut? Seule la Parole de Dieu peut répondre adéquatement à toutes ces questions.

          Dans le livre des Actes des Apôtres, aux chapitres 10 et 11, la Bible nous raconte l'histoire de Corneille, un centenier romain, qui avait adopté la religion juive. On disait de lui qu'il était pieux, craignait Dieu avec toute sa famille, qu'il faisait beaucoup d'aumônes au peuple et priait Dieu continuellement. Certainement, cet homme, dans notre société d'aujourd'hui, serait considéré comme une personne très respectable et comme un grand bienfaiteur de la société. Combien, parmi nous, pourrions prétendre à autant de vertus? Certes, cette façon de vivre était et est encore louable et la Parole de Dieu ne s'oppose pas à de tels agissements. Malgré tout cela, Corneille était-il sauvé? 

           L'histoire raconte que Corneille eût une vision dans laquelle un ange de Dieu lui ordonna d'envoyer chercher l'apôtre Pierre qui se trouvait à Joppé chez un corroyeur (artisan du cuir) nommé Simon. L'apôtre Pierre n'eût aucunes difficultés à suivre les trois hommes envoyés par Corneille pour l'accompagner puisqu'il avait été lui-même averti par Dieu dans une vision.

          Pendant que Pierre annonçait la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ à Corneille et à ses amis romains qui s'étaient réunis pour l'occasion, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la Parole (Actes 10:44). Alors Pierre, étonné de ce qui venait de se produire, ayant cru que le don du Saint-Esprit n'était réservé qu'aux juifs, se tourna vers ses collaborateurs qui l'avaient accompagné en plus des trois hommes envoyés par Corneille et leur dit: "Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous?" Il ordonna alors qu'ils fussent baptisés au nom de Jésus-Christ.
          Plus tard, relatant cette histoire aux responsables de l'Église réunis à Jérusalem, Pierre dit, en parlant de Corneille: "Cet homme nous raconta comment il avait vu dans sa maison l'ange se présentant à lui et disant: Envoie à Joppé, et fais venir Simon surnommé Pierre, qui te dira des choses pour lesquelles tu seras sauvé..." (Actes 11:13-14)

          Malgré toutes ses bonnes œuvres et sa piété, Corneille n'était pas sauvé. Il a fallu que Pierre vienne lui annoncer le salut qui est en Jésus-Christ, qu'il se repente et qu'il soit baptisé au nom du Seigneur Jésus-Christ. Les étapes d'un cheminement normal du salut ont été clairement énoncées par Pierre  le jour de la Pentecôte en réponse à la foule qui lui demandait ce qu'il fallait faire:
           "Pierre leur dit: Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit." (Actes 2:38)

           Avez-vous franchi ces étapes du cheminement du salut en Jésus-Christ? Corneille était un "bon gars", mais il a fallu quand même qu'il se repente d'abord et que par la suite qu'il soit baptisé au nom de Jésus-Christ. Ce qui est primordial à comprendre ici, c'est que ses bonnes œuvres ne pouvaient le sauver.
           "Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. (Éphésiens 2:8-9)

           Êtes-vous sauvés?

    dimanche 5 juin 2011

    Tenez-vous prêts (version complète)

    Dimanche le 5 juin 2011
    Tenez-vous prêts (Version complète)
    1Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux.
        2Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages.
        3Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles;
        4mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases.
        5Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent.
        6Au milieu de la nuit, on cria: Voici l'époux, allez à sa rencontre!
        7Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.
        8Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.
        9Les sages répondirent: Non; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.
        10Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
        11Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
        12Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.
        13Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure.
    L’idée d'expectative du retour de Jésus ne date pas d’hier. Jésus lui-même nous a initiés à cette notion. Dix vierges allèrent à la rencontre de l’époux. L’époux est identifié à Jésus  (Luc 5 :33-34) tandis que les dix vierges représentent chaque membre de l’Église de la fin des temps (2 Cor. 11 :2). Selon des informations tirées du site internet suivant http://hlybk.pagesperso-orange.fr/bible/numerologie.htm#Dix , le chiffre 10 en hébreux met en relief la totalité, l’intégralité, l’ensemble, la somme de tout ce qui compose quelque chose. Dans ce cas-ci, c’est l’ensemble de tous les croyants qui attend ce retour tant désiré. En fait, aller à la rencontre de l’époux c’est s’engager sur la voie ou le chemin du salut qui mène éventuellement à la rencontre du Christ pour célébrer la noce.
            Au verset deux, Jésus classe cet ensemble de croyants en deux grands groupes : 5 sont des vierges sages et 5 sont folles. Le mot grec qui est traduit par « folles » (mooros) signifie plutôt imprudent, sans penser plus loin que son nez, sans sagesse. Le mot grec traduit par « sages » (fronimos) veut dire plus précisément prudents, soucieux de nos propres intérêts.
    Les « folles », tout comme les « sages »  prirent chacune leur lampe. La lampe est le symbole de la Parole de Dieu. Elle éclaire notre sentier (Psa. 119 :105). Mais pour qu’elle nous éclaire, il faut de l’huile et cette huile est l’inspiration du Saint-Esprit (2 Tim. 3 :16; Jean 14 :26; 1 Thess. 5 :19). Les « sages » eurent la précaution de prendre avec elles de l’huile en réserve dans des vases tandis que les « folles » n’ont pas cru nécessaire d’en apporter ou pire, n’y ont même pas pensé. À remarquer que les « folles » ont encore de l’huile dans leur lampe, c’est-à-dire, qu’elles entretiennent encore une certaine relation avec Dieu  grâce et à travers la Parole puissante et inspirée de Dieu qui les avait menés sur le chemin du salut, mais cette huile se consomme et un jour ou l’autre, il n’y en aura plus parce qu’elle sera toute brûlée. Il faut donc la remplacer quotidiennement. L’apôtre Paul, dans le cinquième chapitre de la première épitre aux Thessaloniciens nous avertit (au verset 19) de ne pas éteindre l’Esprit. Les « folles » de la parabole des dix vierges ont fait exactement cela. Elles ont éteint l’Esprit en ne prenant pas la précaution d’apporter avec elles de l’huile dans des vases. 
           Comment appliquer ce principe biblique à notre propre vie? La réponse est simple et tout le monde chrétien la connaît déjà, encore faut-il la mettre en pratique : il faut passer du temps de qualité avec notre Père et notre Seigneur le plus souvent possible (Esaïe 50 :4); il faut aussi garder une attitude de prière (de communion) à tous les instants (1 Thess. 5 :17) avec notre Dieu. Il faut également lire étudier et méditer la Parole de Dieu et demander au Saint-Esprit de nous inspirer afin de la comprendre. Jésus nous a avertis qu’à la fin des temps « il s’élèvera de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, mêmes les élus » (Matt. 24 :24). Cela veut dire que si le Saint-Esprit n’est pas avec nous pour nous éclairer, il nous manquera du jugement, de la sagesse pour discerner qui est un vrai chrétien et qui est un faux (voir aussi 2 Thess. 2 :8-10).
    Verset 5 : « Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent » : Il faut bien lire ici que « toutes s’assoupirent et s’endormirent ». À la fin des temps, il y aura un certain laissé aller de la part de tous les chrétiens. La vie tellement remplie d’activités diverses nous empêche de consacrer suffisamment de temps à notre Sauveur et Seigneur. Cependant, les « sages » maintiendront au moins un minimum de relation de qualité avec Dieu. Comme les apôtres n’ont pu veiller une heure dans la prière avec Jésus le soir de la Sainte Cène, « l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible » (Matt. 26 :41), ainsi, nous feront de même dans la dernière étape de l’histoire de l’Église.
    Verset 6 : « Au milieu de la nuit, on cria : Voici l’époux, allez à sa rencontre » La nuit représente les ténèbres. « La nuit vient où personne ne peut travailler » (Jean 9 :4). La nuit dont il est question dans le verset 6  est la période ou semaine des tribulations décrite par le prophète Daniel (Daniel 9 :27). Au milieu de cette période,  l’antéchrist se révèlera sous son vrai visage alors qu’il fera cesser le sacrifice et l’offrande dans le temple reconstruit à Jérusalem. Alors, tout d’un coup, il deviendra évident à tous les chrétiens que le retour de Jésus est imminent (Matt. 24 :32-33). On criera alors, comme au verset 6 : « Voici l’époux, allez à sa rencontre ».
    On raconte souvent que l’enlèvement des chrétiens se fera au début des tribulations. Ce ne peut être ainsi : L’apôtre Paul nous avertit dans la seconde épitre aux Thessaloniciens, au chapitre 2 que :
    « il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la  perdition, l’adversaire qui s’élève au dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu… Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j’étais encore chez vous? Et maintenant, vous savez ce qui le retient, afin qu’il ne paraisse qu’en son temps. Car le mystère de l’iniquité agit déjà : il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu, et alors paraîtra l’impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il anéantira par l’éclat de son avènement. » (2 Thess. 2 :3-8).
     L’apostasie, c’est l’abandon de la foi qui se généralise dans le monde entier. Jésus a dit : «Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? ». Selon le livre de Daniel, au verset 27 du chapitre 9, l’impie, le dévastateur, l’antéchrist ne fera cesser le sacrifice qu’au milieu de la semaine ou période de tribulation. Durant la première moitié, il respectera l’engagement pris avec les Israéliens concernant le temple. Tout le monde croira que cet individu a enfin réglé le conflit Israélo-palestinien. Il sera vu comme un homme de paix et sera considéré comme un héros. Mais les gens seront aveuglés :
    « L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés » (2 Thess. 2 :9-10).
    Ne pas recevoir l’amour de la vérité pour être sauvé implique qu’on ne demande pas au Saint-Esprit de l’huile pour notre lampe qui est la Parole de Dieu .Ce qui retient ou empêche donc la révélation de cet impie est le Saint-Esprit :« il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu » (2 Thess. 2 :7). Mais à cause de l’abandon de la foi ou apostasie, plusieurs, les « folles » éteindront l’Esprit (1 Thess. 5 :19). À ce moment, ce dernier ne retiendra plus l’impie.
    Quand ces événements auront lieu, les sages et les folles vivront des temps de ténèbres encore plus sombres. Jésus a décrit cette période de la façon suivante :
     « Alors, on vous livrera aux tourments, et l’on vous fera mourir; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom. Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres. Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. Et, parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévèrera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matt. 24 :9-13).
    « Et si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé; mais à cause des élus, ces jours seront abrégés. » (Matt. 24 :22)
     Celui ou celle qui persévèrera jusqu’à la fin sera donc celui ou celle qui aura de l’huile en réserve pour sa lampe.
    Verset 7 : Les vierges se réveillent, on pourrait dire, de leur léthargie ou de leur sommeil spirituel. Elles réalisent que le retour de Jésus est imminent et qu’il faut se mettre à jour  avec Dieu. C’est le temps pour elles de préparer leur lampe avec d’autre huile.
    Verset 8 : Les vierges « folles » s’aperçoivent qu’elles vont manquer d’huile, et puisqu’ elles ne savent pas comment avoir une relation authentique avec Dieu,  leur premier réflexe est d’en demander aux vierges « sages » au lieu de se tourner directement à Dieu.
    Verset 9 : La réponse des vierges « sages » pourrait nous paraître non-chrétienne. Mais pouvons-nous vraiment être capables de transmettre ou prêter à quelqu’un d’autre l’expérience de notre relation intime avec Dieu. C’est quelque chose qui se bâtit avec le temps et dans ces circonstances, le temps, il n’en reste pas beaucoup même pour les vierges « sages » qui elles-mêmes doivent se rattraper en ce qui concerne leur relation avec Dieu. Peut-être pourrions-nous transmettre un peu de l’onction qui nous reste par l’imposition des mains. L’apôtre Paul nous a avertis de ne pas imposer les mains avec précipitation (1 Tim. 5 :22) si nous ne voulons ou ne pouvons pas, comme ce serait le cas à cette période de  fin des temps, renouveler cette onction par un temps de qualité avec Dieu. Aussi peut-on vraiment acheter cette huile comme le suggèrent les vierges « sages »  aux vierges « folles »? Un début de  réponse à une telle question peut se trouver aux versets suivants :
    « Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n’a pas d’argent! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer » (Ésaïe 55 :1)
    « Je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies » (Apocalypse 3 :18)
    Il serait donc possible d’acheter quelque chose de Dieu. Les vierges « folles » peuvent  tenter d’acheter l’onction, l’huile, mais l’effort n’est pas d’acheter; l’effort est de trouver le Grand marchant dans une période où celui qui retenait l’antéchrist s’est retiré. En effet, au milieu de la nuit, les ténèbres sont bien installées et il devient difficile de le trouver.
    Verset 10 : Pendant que les vierges « folles » vont tenter de se procurer de cette huile divine, l’époux (Jésus) arrive et il fait entrer avec lui dans la salle des noces les vierges « sages » parce qu’elles sont prêtes, leurs lampes sont allumées et il les reconnaît. Il sera trop tard pour les autres (les vierges « folles ») parce que la porte se fait fermer.
    Versets 11 et 12 : Plus tard, on ne sait pas vraiment combien de temps plus tard, les vierges « folles » arrivent à l’extérieur de la salle des noces et demandent au Seigneur de leur ouvrir. Il n’est pas dit après combien de temps ni si les vierges « folles » ont pu trouver ce qu’elles cherchaient, mais il est trop tard ou il n’y a pas suffisamment d’huile pour répandre une lumière aidant à reconnaître quelqu'un. La réponse du Seigneur est dure à prendre : « en vérité, je ne vous connais pas ». Si Dieu ne nous connaît pas c’est qu’on n’a pas eu de relation intime avec lui.
    Verset 13 : « Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure »