L'orpailleur de la Parole

mardi 23 octobre 2012

Points de vue sur la fin des temps et le retour de Christ

Une approche eschatologique à propos de la fin des temps et du retour de Christ ramasse de plus en plus d'adeptes au Québec et un peu partout dans le monde actuellement (surtout aux États-Unis et peut-être aussi en Angleterre). Il s'agit de la théologie du ''Kingdom Now'' ou ''Prétorisme partiel ou total'' ou encore le "Dominion theology". Leur interprétation des Écritures et de l'histoire du peuple juif au premier siècle après Jésus sur les sujets mentionnés mène, selon eux, à la conclusion que toutes (Prétorisme total) ou la plupart (Prétorisme partiel) des prophéties sur la fin des temps et le retour de Christ ont été accomplies au plus tard en l'année 70 après Jésus-Christ. Dans la logique de cette conclusion, les adeptes de cette approche eschatologique croient que le retour de Jésus est, dans les faits, déjà accompli et qu'il s'exprime dorénavant à travers son corps mystique qui est l'Église. C'est alors aux chrétiens, de toutes dénominations chrétiennes confondues (œcuménisme) de conquérir le monde non seulement sur le plan spirituel (ce qui serait souhaitable dans le respect de la bonne doctrine de l'Évangile, bien sûr !) mais aussi sur le plan socio-politique. Ce que l'on peut observer actuellement en politique américaine du côté des Républicains les plus zélés et en politique canadienne du côté de beaucoup de Conservateurs est le reflet de cette pensée eschatologique.

Il est vrai que Jésus-Christ nous a laissé une mission avant de monter au ciel.

"Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde." (Matthieu 28:19-20).

Mais cette mission se limitait à faire des disciples, les baptiser et les enseigner. Jésus n'a jamais dit qu'il fallait prendre absolument le contrôle des institutions sociales et politiques. Jésus n'a-t-il pas affirmé que son royaume n'est pas de ce monde ? (Jean 18:36).

La pensée des Prétoristes concernant le retour de Jésus n'est pas claire. Selon leur interprétation, Il (Jésus) est déjà revenu, on ne sait trop sous quelle forme, depuis l'an 70 de notre ère, mais son retour physique se ferait seulement lorsque et à la condition que son Église lui remette "clef en mains" le royaume restauré. Si c'était le cas, pourquoi Jésus a-t-il posé la question suivante?: "Mais quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?" (Luc 18:8). Il n'est plus question dans l'esprit des adeptes du ''Kingdom Now'' d'un Jésus guerrier revenant assis sur un cheval blanc avec ses anges pour vaincre l'antéchrist (chapitre 19 de l'Apocalypse). Il est plutôt question d'un Jésus revenant (physiquement) pour cueillir le fruit du travail de ses disciples qui ont conquis le monde pour Lui avant son retour grâce à leurs bonnes œuvres socio-politico-religieuses. Ce n'est pas du tout ce que la Bible raconte. Pour eux, l'antéchrist aurait été l'empereur Néron et ses successeurs. Ces personnages étaient peut-être dirigés par l'esprit de l'antéchrist (voir 1Jean 2:18 et 22 ), mais ils n'étaient pas l'antéchrist que décrit le prophète Daniel (Daniel 9:26-27 ), l'apôtre Paul dans 2 Thessaloniciens chapitre 2 et l'apôtre Jean dans l'Apocalypse.Vérifiez vous-même ! Allez à 2 Thessaloniciens 2:8-12. Paul décrit l'impie, l'antéchrist qui doit venir. Il ne ressemble pas beaucoup à Néron ou à ses successeurs. Leur apparition ne s'est pas faite "par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toute les séductions de l'iniquité pour ceux qui périssent parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés" (2 thessaloniciens 2:8-10).

Les Prétoristes prétendent également que la "Grande tribulation" dont il est question dans Matthieu 24:21 a déja eu lieu sous Néron et ses successeurs.

"Car alors, la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent et qu'il n'y en aura jamais." (Matthieu 24:21

 Ils utilisent comme argument un texte d'Eusèbe (AD 263) sur l'Histoire de l'Église (livre 3:chapitre 7:vs 9) relatant la persécution des juifs à l'époque de la deuxième année du règne de Vespasien. Cet auteur raconte que l'historien Josèphe aurait évalué à environ 1,1 millions de personnes ayant péris à cause de cette persécution. Ce fut sans contredit un grande persécution, mais il y en a eu d'autres pires encore. On ne peut passer sous silence l'Holocauste de la deuxième guerre mondiale où environ 6 million de juifs ont été persécutés et mis à mort. De toute façon, le texte d'Eusèbe ne semble pas préciser s'il s'agit de juifs chrétiens ou non. Le texte de Matthieu chapitre 24 précise que la tribulation sera adressée aux chrétiens:

"Alors, on vous livrera aux tourments, et l'on vous fera mourir; et vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom." (Matthieu 24:9)

Enfin, si le retour de Jésus-Christ a eu lieu aux alentours de l'an 70, ce n'est pas conforme à ce que Jésus a lui-même expliqué dans Matthieu 24:29-31:

"Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Alors le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l'homme venant sur les nuées avec puissance et une grande gloire. Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu'à l'autre."

Cette description du retour de Jésus est tout à fait spéciale. Rien de comparable n'a pu arriver à ce jour.À noter que si toutes les tribus de la terre auront à se lamenter, c'est que les chrétiens n'auront pas réussi à gagner le monde entier à la cause de Jésus.Loin de là.

Beaucoup d'autres aspects des erreurs (selon mon point de vue) de la théologie du Prétorisme n'ont pas été couverts dans cet article. J'invite donc les lecteurs à approfondir leurs connaissances sur le sujet en effectuant leurs propres recherches.

jeudi 13 septembre 2012

Les apôtres


Selon le site Biblique ''Bible GT (Great Treasures) le mot apôtre (apostolos; ἀπόστολος) utilisé dans le Nouveau Testament (ce mot apparaît 79 fois dans le Nouveau Testament et sur ce nombre, les auteurs Luc et Paul l'utilisent 68 fois) peut s'appliquer à quatre définitions ou contextes:

1-  Un délégué, un messager, celui qui est envoyé avec des instructions ou ordres spécifiques (voir Jean 13:16; 2 Cor. 8:23 (ils sont les envoyés ou apostolos des églises); Phil. 2:25; Héb. 3:1 (Jésus-Christ, l'apôtre, l'envoyé de Dieu).

2- S'applique particulièrement aux 12 personnes que Christ a sélectionnées parmi la multitude de ses disciples a) ''pour les avoir avec lui '' b) ''et pour les envoyer prêcher'' c) ''avec le pouvoir de chasser les démons (et de guérir les malades, selon la version King James) (Voir Marc 3:14-15 et Matt. 10:8). D’autres références: Actes 1:26 et Apoc 21:14. 
 3- Paul semble lui-même se qualifier d'apôtre pour la raison suivante: C'est Christ lui-même qui l'a choisi:

'' Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l'a ressuscité des morts '' (Galates 1:1). 1:11

'' Car celui qui a fait de Pierre l'apôtre des circoncis a aussi fait de moi l'apôtre des païens '' (Galates 2:8)

'' Ne suis-je pas libre? Ne suis-je pas apôtre? N'ai-je pas vu Notre Seigneur? N'êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur? '' (1 Cor. 9:1)

D'autres versets comme 1 Cor. 15:8-10, 2 Cor. 12:12, 1 Tim. 2:7 et 2 Tim 1:11 appuient ainsi cette thèse selon laquelle un homme ne peut être déclaré apôtre que si Jésus-Christ lui-même ne lui est apparu pour l'établir dans ce ministère.

Plusieurs prétendent que le ministère d'apôtre surpasse tous les autres ministères en s'appuyant sur les versets 1 Corinthiens 12:28 et Éphésiens 4:11.
''Et Dieu a établi dans l'Église premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs,...'' (1 Corinthiens 12:28)
Le mot ''premièrement'' dans 1 Corinthiens 12:28 vient du grec (protos ) et selon le ''Greek- english lexicon of the New Testament écrit par Joseph Henry Thayer'' (THAYER'S GREEK LEXICON, Electronic Database.  Copyright © 2002, 2003, 2006, 2011 by Biblesoft, Inc. All rights reserved. Used by permission. BibleSoft.com ), est utilisé dans ce verset au genre neutre (ni masculin ni féminin) en tant qu'adverbe pour énumérer des items ou détails différents ou particuliers sans y accorder une priorité ou un ordre en importance (b. in enumerating several particulars ; first, then, etc.: Romans 3:2; 1 Corinthians 11:18; 1 Corinthians 12:28; Hebrews 7:2; James 3:17. Selon ces informations, il serait donc erroné de penser que le ministère d'apôtre surpasse tous les autres ministères.

4- Dans un sens plus large, plusieurs enseignants ou docteurs chrétiens éminents ont reçu le titre d'apôtre. Il y a certainement Barnabas qui est nommé ainsi dans Actes 14:14 et Silvain et Timothée dans 1 Thessaloniciens 2 :6 (7). Mais il faut quand même réaliser que ces trois personnes étaient des collaborateurs proches de l'apôtre Paul.

Qui sont donc nos apôtres d'aujourd'hui? Ce sont des fondateurs d'églises locales qui non seulement les ont établies et qui ont mis en place des dirigeants (pasteurs et autres ministères), mais qui continuent, par la suite, à les chapeauter, à les conseiller avec autorité comme l'apôtre Paul l'a fait pour les églises de Corinthes et Éphèse par exemple. Quand on lit l'histoire des missionnaires ou apôtres modernes comme  Hudson Taylor et bien d'autres, on comprend qu'il ont eu un appel spécial de Dieu pour leur oeuvre apostolique (missionnaire).

Nous avons encore besoin des apôtres et des autres ministères ''jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ'' (Éphésiens 4:13)

samedi 7 juillet 2012

Le mariage, la séparation et le divorce, quelle est la pensée de Dieu sur ces sujets?

"À ceux qui sont mariés, j'ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare pas de son mari (si elle est séparée, qu'elle demeure sans se marier ou qu'elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme." (1 Corinthiens 7:10-11)

Dans ce passage, l'apôtre Paul nous rappelle que le Seigneur lui-même a ordonné de ne point divorcer. Il a cependant laissé une porte ouverte à la séparation à la condition qu'il n'y ait point de remariage. On peut imaginer facilement, par exemple, qu'une femme battue a avantage à se séparer de son mari pour sa protection et celle de ses enfants, mais elle ou lui ne devrait pas se remarier. Mais quels sont les passages des Écritures qui démontrent que c'est le Seigneur lui-même qui a ordonné de ne pas divorcer et par la suite ne pas se remarier? Au chapitre 10 de l'Évangile de Marc, versets 2 à 12, on peut lire que les pharisiens ont abordé Jésus pour lui demander s'il était permis à un homme de répudier (divorcer) sa femme. D'abord, il leur a demandé ce que Moïse avait prescrit. Ils ont répondu que ce dernier avait permis d'écrire une lettre de divorce et de répudier. À cette réponse, voici ce que Jésus a répliqué:

"C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné ce précepte. Mais, au commencement de la création, Dieu fit l'homme et la femme; c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a joint." (Marc 10:5-9)

Jésus spécifie ici que c'est à cause de la dureté du cœur des hommes (et des femmes) que Moïse avait prescrit ce précepte. En réalité, Dieu ne voulait pas que l'homme prenne cette direction car le mariage implique que l'homme et la femme deviennent une seule chair. Il se passe donc quelque chose de spécial quand on se marie: Dieu prend deux êtres, un homme et une femme, et il les unit à un tel point qu'ils ne forment qu'un. On ne parle pas seulement de l'acte sexuel, il est question aussi d'une union spirituelle que l'homme (ou la femme) ne devrait pas briser: "Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a joint (Matthieu 19:6)." 

En lisant Genèse 2:21-24 on constate qu'initialement, Dieu avait fait en sorte qu'Adam soit rendu incomplet en lui prenant une ''côte'', laquelle fut utilisée pour former Ève. Adam n'était donc pas entier sans Ève et inversement, Ève n'était pas entière sans Adam. Dieu a donc institué le mariage pour que l'homme et la femme se complètent, du moins physiquement, mais aussi spirituellement puisqu'il n'est pas dit que Dieu souffla un souffle de vie (âme et esprit) dans les narines de Ève comme il l'avait fait pour Adam (voir Genèse 2:7). Une portion égale de ce souffle de vie (âme et esprit) était déjà dans les cellules d'Adam qui ont été utilisées par le plus grand biotechnologiste de l’univers (Dieu le Père et son Fils Jésus) pour former Ève. 

Quand un homme et une femme s'unissent par les liens du mariage officiel devant Dieu et devant les hommes, ils deviennent ainsi entiers du point de vue physique et spirituel. 

Voyez la comparaison suivante: Une corde à un brin (célibat), ce n'est pas vraiment solide sans la grâce de Dieu. Une corde à deux brins (l’union libre entre un homme et une femme sans impliquer solennellement Dieu devant les hommes (les humains))  résiste un peu mieux à la tension mais les différents soucis de la vie sont souvent la cause d'une séparation ou d'un divorce. Mais une corde à trois brins est très résistante parce que l' homme et la femme sont unis solennellement par les liens du mariage devant Dieu et devant les hommes et ils font confiance (mettent leur foi en action) quotidiennement en Dieu. C'est la corde à trois brins.

Il y a beaucoup de divorces de nos jours autant dans les milieux chrétiens que non-chrétiens. Comme au temps de Moïse, la raison principale de cet état de fait est la dureté du cœur des hommes et/ou des femmes. Il est clair dans les Écritures que Dieu préfère de loin que l'homme et la femme se réconcilient en adoucissant leur cœur ou du moins que la séparation ne soit pas suivie d'un remariage. C'est peut-être le sens qu'il faut donner pour cette dernière option (séparation sans se remarier) au passage suivant surligné et en caractères gras de Matthieu 19:12 :

''Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.''

Que faire si nous sommes déjà divorcés ou séparés et qu'il nous est insupportable de vivre seul? L'apôtre Paul semble nous indiquer une solution ultime:
'' À ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu'il leur est bon de rester comme moi. Mais s'ils manquent de continence, qu'ils se marient; car il vaut mieux se marier que de brûler.'' (1 Corinthiens 7:8-9)

Pendant qu'il en est encore temps, demandons au Seigneur d'adoucir nos cœurs pour éviter la séparation ou le divorce!

jeudi 7 juin 2012

Notre accès au royaume des cieux

Le passage de l'Évangile de Matthieu, chapitre 18, versets 1 à 14, nous révèle deux conditions essentielles pour assurer notre accès au royaume des cieux. Au verset 1, les disciples ont demandé à Jésus qui est le plus grand dans le royaume des cieux. Et Jésus, ayant appelé un petit enfant pour le placer au milieu d'eux leur répondit:

''Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. C'est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.''
Le verbe se convertir est issu du mot grec ''strépho'' signifiant se détourner de notre ancienne façon de nous comporter ou encore changer notre façon de penser. Donc, quand on est converti, notre façon de nous comporter se transforme: si nous étions malhonnête, nous avons le désir authentique maintenant de devenir honnêtes.Si nous mentions, nous voulons maintenant dire la vérité. Nous ne sommes plus aveuglés par les ténèbres du passé et notre intelligence est renouvelée par l'action du Saint-Esprit en nous.

''Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.'' (Romains 12:2)

Il (Dieu) nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit,... (Tite 3:5)
''Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité...'' (Jean 16:13)

Le mot grec utilisé pour ''petits enfants'' est ''païdion'' et il signifie bébé un peu plus avancé en âge qu'un enfant venant de naître. Ces derniers sont complètement dépendants de leurs parents en ce qui concerne pratiquement tous les aspects de leur vie : amour, alimentation, hygiène, confort du foyer... et ils sont sans malice (voir 1 Corinthiens 14:20). Pour devenir comme un petit enfant, il faut donc abandonner notre indépendance et remettre notre vie complète entre les mains de notre Sauveur. Cela demande une bonne dose d'humilité et de confiance. Adam et Ève étaient comme des petits enfants dans le jardin d'Éden jusqu'à ce que naisse en eux un désir d'indépendance: 

''Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea.'' (Genèse 3:4-6)

Donc, quand nous pensons que nous pouvons mener notre propre barque, ne mettant pas notre entière confiance en Dieu comme le ferait un petit enfant avec ses parents, c'est un obstacle à notre entrée dans le royaume des cieux.

Pour finir, aux versets 6 à 9, Jésus nous a mis en garde contre tout ce qui pourrait scandaliser les petits enfants qui croient en lui. En lien avec ce sujet, aux versets 8 et 9, il a dit: '' Mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot (verset 8) ou n'ayant qu'un œil (verset 9) que d'avoir deux pieds ou deux mains (verset 8) ou que d'avoir deux yeux (verset 9) et d'être jeté dans le feu éternel (verset 8) ou et d'être jeté dans le feu de la géhenne (verset 9)." Il serait intéressant de souligner que l'expression ''entrer dans la vie'' veut dire spécifiquement ici (selon ''A greek-english lexicon of the new testament'' de Joseph Henry Thayer, Editions Zondervan au mot ''Zoé'')  passer de notre séjour en tant que mortel sur la terre à notre séjour dans l'au-delà. Enlevons donc de notre vie tout ce qui pourrait être une occasion de scandale pour les petits enfants qui croient en Jésus. Ainsi, nous éviterons d'être jetés en enfer s'il n'y a pas eu de vrai repentance lorsque nous ''entrerons dans la vie''.
 



mercredi 23 mai 2012

La vérité

La vérité, est-elle toujours bonne à dire? Il ne faut pas mélanger le fait de parler avec vérité et le fait de ''toujours'' dire scrupuleusement la vérité. Soyons clair ! le mensonge est du diable et il ne devrait jamais faire partie de notre vie (voir Jean 8:44; Apocalypse 22:15). Par contre, dire la vérité sur un sujet quand la situation ne s'y prête pas n'est pas toujours souhaitable. Il y a des circonstances dans la vie qui demandent de taire pour un moment la vérité sur un sujet afin ne pas démolir une autre personne par nos propos. Doit-ont briser le roseau cassé et éteindre le lumignon qui fume ? (voir Matthieu 12:20). Dieu ne prend-il pas plaisir à la miséricorde (Matthieu 12:7; Michée 7:18)? Faut-il dire, par exemple, à une personne dont le fils ou la fille vient tout juste de décéder, que ce dernier ou cette dernière n'ira pas au ciel parce qu'il ou elle a mené une vie de débauche ? Est-ce que la vérité dans ce cas doit être prononcée à tout prix, tout de suite, sur- le- champ? Il y a sûrement une autre occasion où le sujet pourra être abordé dans des circonstances plus appropriées et où la personne sera mieux disposée à écouter.

Faut-il faire l'équation suivante dans notre pensée: je ne suis pas honnête parce que je ne dis pas réellement à la personne ce qui me passe par la tête? Pouvons- nous réaliser que ce qui nous vient à la pensée n'est pas toujours vrai et exact? N'est-il pas écrit que le cœur de l'homme est tortueux (Jérémie 17:9) ? Dire ce que nous pensons n'est pas nécessairement synonyme de parler avec vérité.

Est-ce qu'on est menteur lorsqu'on demande pardon à une personne même si on est persuadé de ne pas être coupable à son égard? Christ n'a-t-il pas dit:''Si quelqu'un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu'un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi'' (Matthieu 5: 40-42). Dans le fond, cette personne à qui on demande pardon est blessée et a besoin de paix. L'apôtre Paul dans son épitre aux Romains nous exhorte à être en paix avec tous les hommes ''s'il est possible, autant que cela dépend de vous'' (Romains 12:18). Alors, demander pardon à quelqu'un même quand on se croit non coupable peut être un acte d'amour et demande parfois une bonne dose d'humilité.

Parler avec vérité est donc parler en étant toujours guidé par l'Esprit de vérité qui est en nous (voir Jean 14:17), c'est-à-dire, l'Esprit Saint.

samedi 12 mai 2012

Je souperai avec lui, et lui avec moi

Il y a toute une différence entre le statu d'un croyant en Dieu avant et après la nouvelle naissance. Jésus n'a-t-il pas affirmé concernant Jean-Baptiste que : ''parmi ceux qui sont nés de femmes, il n'en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.'' (Matthieu 11:11). Est-ce que nous réalisons vraiment ce que Jésus a dit dans ce passage? Jean-Baptiste, plus qu'un prophète (voir Matthieu 11:10), était considéré moins grand que le plus petit (en importance...) dans le royaume des cieux.
Jésus a dit aussi dans Jean 15:15 à ses apôtres qu'il ne les appelait plus serviteurs: ''parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.'' Certes, nous continuons quand même à être serviteurs de Dieu comme l'apôtre Pierre le rappelle en se qualifiant ainsi au début de sa deuxième épitre, mais en devenant cohéritiers avec Jésus-Christ (voir Romains 8:17) il se développe toutefois une relation intime qui n'existait pas avant notre nouvelle naissance.
C'est ce que nous pouvons observer en étudiant la différence contrastante entre le passage de Luc 17:7-8 et celui d'Apocalypse 3:20. Dans le premier cas, le serviteur prépare à manger pour le maître mais ne prend pas part à son repas. Dans le second cas,  il y a échange d'intimité:

''Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.'' (Apocalypse 3:20)

Il y a une réciprocité ici qui dépasse de loin la simple relation d'un serviteur avec son maître. Nous avons l'occasion de participer à cette relation intime à tous les jours. Quand Christ soupe avec nous, il nous sert comme menu sa Parole:

''Jésus leur dit: Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif'' (Jean 6:35)
''Jésus répondit: il est écrit: l'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu'' (Matthieu 4:4)

Quand nous soupons avec lui, nous lui servons comme menu nos louanges, notre adoration et nos prières. 
Quel festin !

mardi 1 mai 2012

Le sang de Jésus, 4ème partie

La Parole de Dieu nous enseigne que les chrétiens sont tous des sacrificateurs pour Dieu le Père.

''À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soit la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen !'' (Apocalypse 1:6) (voir aussi 1 Pierre 2:5; 2:9; Apocalypse 5:10)

La consécration des aspirants sacrificateurs de l'Ancienne Alliance exigeait entre autres qu'on accomplisse trois sacrifices impliquant le sang d'un animal qui devait couler: Un sacrifice d'expiation ou de propitiation, un holocauste et un sacrifice de consécration. (voir Lévitique chapitre 8)

Dans le sacrifice d'expiation ou propitiation, le taureau sacrifié devenait un substitut qui prenait sur lui tous les péchés actuels du futur sacrificateur (l'action de poser les mains sur la tête du taureau avant de l'égorger représente cette substitution; voir Exode 29:10). Le sang de l'animal était appliqué sur les quatre cornes de l'autel et était répandu  au pied du même autel. Ainsi la nudité (le péché) de l'aspirant sacrificateur était couverte et Dieu était disposé à pardonner les péchés.
''Et presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de pardon'' (Hébreux 9:22)
  Pourquoi faut-il disposer Dieu à nous pardonner? Parce que le péché en nous (et aussi notre incrédulité en Jésus) :
1- éveille sa colère (Ésaïe 5:24-25; Jérémie 4:4; Apocalypse 15:1; Romains 2:5; Jean 3:36)
2- Oblige Dieu, parce qu'il est Saint, à devenir notre adversaire:
''Mais ils ont été rebelles, ils ont attristé son esprit saint; et il est devenu leur ennemi, il a combattu contre eux''
(Ésaïe 63:10)
3- Nos péchés font en sorte que sa face nous est cachée et que nous sommes séparés de Lui:
''Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l'empêchent de vous écouter'' (Ésaïe 59:2)

Dans la Nouvelle Alliance, c'est Jésus qui s'est offert lui-même comme victime propitiatoire ou expiatoire:
''Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu'' (Romains 3:23)
''C'est lui (Jésus) que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire,afin de montrer sa justice...'' (Romains 3:25)
'' Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.'' (1 Jean 2:2)
'' Il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. (Colossiens 1:21) 


L'holocauste était un sacrifice où encore une fois le sang de l'animal était répandu sur l'autel pour servir d'expiation (Exode 29:16 et Lévitique 1:4). Mais, il y avait plus que cela: le corps de l'animal (un bélier dans le cas de la consécration des sacrificateurs) était complètement brûlé sur l'autel. Toutes les parties du corps étaient consumées. Le message véhiculé ici est qu'il y avait une consécration totale de la victime à Dieu. C'est ce que Jésus a fait lui-même. Il s'est offert sans restrictions en obéissance au Père et nous aussi nous devons faire de même, c'est alors seulement que notre sacrifice sera d'une agréable odeur à Dieu.

''Je vous exhorte donc, frères par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.'' (Romains 12:1)

Le bélier immolé dans le troisième sacrifice était nommé bélier de consécration (Exode 29:22). Ce qui étonne à prime abord à propos de ce sacrifice de consécration pour devenir un sacrificateur est qu'on procédait aussi, en partie, de la même façon lorsqu'on désirait purifier un lépreux: la lèpre est un type du péché dans la Bible. Attention ! La purification ne signifie pas ici se défaire de la condamnation (c'est le sacrifice de la propitiation qui accomplit cela), elle a plutôt pour effet d'apporter au croyant la libération ou délivrance de la ''pollution'' du péché et de la culpabilité qui s'y rattache. En d'autres mots, ce sacrifice enlève les traces de ''saleté'' ou le dommage que le péché a causé à notre être intérieur et nous permet ainsi d'être en meilleure communion avec Dieu.  Cette procédure commune à la purification du lépreux et à la consécration du sacrificateur consistait à prendre le sang d'un animal (bélier ou agneau ou tourterelle ou pigeon) et de l'appliquer sur le lobe de l'oreille droite (avec nos oreilles on peut entendre des paroles qui polluent notre âme) de l'aspirant sacrificateur ou du lépreux qui se purifiait, sur le pouce de sa main droite et sur le gros orteil du pied droit de telle sorte qu'en touchant à ces extrémités, l'être au complet était compris dans la purification (Lévitique 8:22-24 et 14:14). À remarquer que ce rite de purification du lépreux était accompli après sa guérison physique constatée. Ce qui nous mène à dire que ce  rite s'adressait à la purification de l'homme intérieur et non à celle du corps. Il en est ainsi pour nous: le sang de Jésus purifie notre âme de la pollution du péché.
'' Mais, si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion et le sang de son Fils nous purifie de tout péché'' (1 Jn 1:7)


Ces trois sacrifices, Jésus les a accomplis en mourant sur la croix. Grâce à lui, nous sommes donc tous devenus des sacrificateurs du Dieu très haut.