L'orpailleur de la Parole

mardi 15 septembre 2020

Le cavalier qui montait le cheval blanc de l'Apocalypse est arrivé

"Je regardai quand l'agneau ouvrit un des sept sceaux, et j'entendis l'un des quatre êtres vivants qui disais comme d'une voix de tonnerre: Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre." Apocalypse 6:1-2

Le premier cavalier montant un cheval blanc avait un arc. Cela nous laisse penser qu'il s'en va ou qu'il est allé peut-être à la guerre, possiblement! Curieusement, le passage ne nous apprend pas si le cavalier avait aussi des flèches. Peut-être que cela va de soi, qu'il est normal de penser qu'il avait des flèches dans son carquois.je ne sais! Il y a cependant la possibilité que l'Auteur de l'Apocalypse (Le Seigneur Jésus-Christ) veut nous avertir que ce cavalier est un menteur. Dans cette optique, le cavalier veut probablement faire croire qu'il est un guerrier venant en paix (Le cheval est blanc), mais en réalité, il cherche notre malheur. L'idée que l'arc puisse être associé au mensonge et à la méchanceté provient de ces deux passages suivants de l'Ancient Testament:

Jérémie 9:3  Ils ont la langue tendue comme un arc et lancent le mensonge ; Ce n’est pas par la vérité qu’ils sont puissants dans le pays ; Car ils vont de méchanceté en méchanceté, Et ils ne me connaissent pas, dit l’Éternel.


Osée 7:16  Ce n’est pas au Très-Haut qu’ils retournent ; Ils sont comme un arc trompeur. Leurs chefs tomberont par l’épée, A cause de l’insolence de leur langue. C’est ce qui les rendra un objet de risée dans le pays d’Egypte.

Jésus, lui-même nous a mis en garde contre la séduction qui arrivera à la fin des temps:
Matthieu 24:5-6 Jésus leur répondit: Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant: c'est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens.


Il faut le dire, le premier des cavaliers de l'Apocalypse ne représente pas Jésus- Christ. Il  représente plutôt une personne ou un groupe de personnes qui voudra ou voudront se faire passer pour un ou des 'sauveur(s)' de l'humanité. La séduction opérée par ces faux Christs et faux prophètes sera tellement grande, tellement subtile que le Seigneur Jésus a déclaré à propos d'eux:



" Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles au point de séduire, s'il était possible, même les élus." (Matthieu 24:24)

Cette personne ou ce groupe de personnes seront considérées par le monde entier comme des personnes 'gagnantes'. C'est la raison pour laquelle on apprend ensuite que le cavalier montant un cheval blanc reçoit une couronne (ce n'est pas une couronne d'un roi car le mot grec utilisé est 'stephanos' qui désigne plutôt une récompense à quelqu'un qui a participé à un jeu et qui a remporté la première place). Malheureusement, et souvent à tord, la société d'aujourd'hui considère les plus riches du globe comme des gagnants, comme des 'winners' si on utilise l'expression anglophone. La couronne que reçoivent ces multi-milliardaires est l'encensement, la gloire que leurs donnent la plupart des médias publiques. Ils sont présentés par ces mêmes médias publiques comme étant non seulement des gagnants mais aussi comme de grands bienfaiteurs de l'humanité. Mais quand on se donne la peine de chercher, de 'gratter' plus loin, on s'aperçoit que la plupart de ces multi-milliardaires préconisent des choses horribles comme l'eugénisme (selon le dictionnaire Larousse, la définition de l'eugénisme est la suivante: Théorie cherchant à opérer une sélection sur les collectivités humaines à partir des lois de la génétique. En passant, Hitler était un partisan de l'Eugénisme) et la dépopulation mondiale. Leurs fondations, encensées par les médias publiques, financent toutes sortes d'organismes qui préconisent le contrôle des naissances entre autre par avortement. Les fondations de ces pseudos-héros financent curieusement les principaux médias de chaque pays et investissent dans des compagnies pharmaceutiques pour financer la production de vaccins qui contiennent des adjuvants ( par exemple, de aluminium, du Polysorbate 80, du mercure, des nanoparticules, de l'ARN messager) pourtant reconnus comme étant très néfastes pour la santé des humains. D'autres, ont des intérêts financiers dans la technologie de l' intelligence artificielle qui pourrait bien contribuer à la formation d'un gouvernement mondial à la 'Big Brother'. 
Enfin, le premier cavalier montant un cheval blanc et ayant reçu une couronne, 'partit en vainqueur et pour vaincre'. 
J'en arrive, avec ce dernier segment du verset, à la conclusion que le temps du premier cavalier de l’Apocalypse (celui avec un cheval blanc qui part en vainqueur et pour vaincre, voir Apocalypse 6:2) serait déjà accompli sous nos yeux. Les mots clés pour justifier ce que je crois à ce propos sont les mots vainqueur et vaincre de Apocalypse 6:2. Ces deux mots tirent leur origine du verbe grec ‘nikao’ et qui veut dire à prime abord subjuguer ou assujettir (en anglais, to subdue, voir The New Strong’s expanded exhaustive concordance of the Bible, red letter Edition p. 171 au numéro 3528). N’est-ce pas ce que tous les citoyens du monde ont à subir actuellement avec le confinement, l’obligation de se tenir à distance et de porter un masque? Pour rigoler un peu, la couronne que reçoit le cavalier sur le cheval blanc nous fait penser au ‘corona (couronne) virus’, hi hi!

Certes, on doit se battre pour nos libertés. J'en suis conscient et il faut dénoncer le mensonge et l'injustice. Cependant, Dieu a un plan qui doit et qui va s’accomplir quand la coupe de sa colère, devant tous les péchés de l’humanité, débordera parce que non seulement Il est Amour, mais il est aussi Justice. Toutes les injustices et péchés commis peuvent être pardonnés et effacés seulement si nous tournons notre regard avec repentance vers son Fils Jésus qui est mort sur la croix afin de prendre tous les péchés de l’humanité à son propre compte (sur son propre dos). Sinon, sa colère sera et demeurera sur nous.

Nous ne pouvons déterminer avec certitude quand sa colère va se manifester, mais par les signes que nous percevons, nous n’avons pas beaucoup d’années avant que cela se réalise.

Saviez-vous que dans Apocalypse 13:16-17 il est écrit que quand la Bête (L'Antéchrist) sera installée au pouvoir d’un gouvernement mondial, elle sera secondée d’une autre bête (Le faux prophète de Apocalypse 13:11-15) qui fera en sorte que tous les habitants de la terre recevront une marque sur la main droite ou sur le front et que personne ne pourra acheter ni vendre sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom… Remarquez que nous ne sommes pas loin de cela. Vous devez réaliser également que cette prophétie a été révélée à l’apôtre Jean il y a environ 2000 ans...L’informatique, les vaccins et nanoparticules n’existaient pas dans les connaissances scientifiques de l’époque. Wow!


Il y a tellement à dire! Soyez bénis!




lundi 6 avril 2020

Rajouter à notre foi

Le texte ci-dessous tiré de 2 Pierre 1:3-11 nous enseigne comment ne pas broncher. Si nous mettons en pratique cet enseignement de l'apôtre Pierre, il nous affirme au verset 11 que l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous sera pleinement accordée!!!

Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu,
lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,
à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science,
à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété,
à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité.
Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ.
Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés.
10 C'est pourquoi, frères, appliquez-vous d'autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais.
[Voici ce qui est écrit au numéro 4417 dans la Concordance de Strong à propos du mot 'broncherez' (ptaio en grec) de 2 Pierre 1:10: b. to fall into misery, become wretched (often so in Greek writings): of the loss of salvation, 2 Peter 1:10]
11 C'est ainsi, en effet, que l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ vous sera pleinement accordée. (2 Pierre 1:3-11, version Louis Segond)

Autrement dit, si nous ajoutons à notre foi la vertu, à la vertu la science (connaissance selon d'autres traductions), à la connaissance la tempérance (maîtrise de soi), à la maîtrise de soi la patience, à la patience la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité (amour agapé), et si ces 7 choses ou traits de caractère sont "cultivées" en nous et qu'elles y sont en abondance, nous ne mettrons pas en oubli la purification de nos anciens péchés, nous ne broncherons jamais et ainsi, l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous sera (remarquez que ce verbe est au futur) pleinement accordée. 

Ce que je comprends du message de l'apôtre Pierre est que pour avoir accès au royaume de notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ (royaume de Dieu), il ne suffit pas de croire et ensuite de mettre en oubli la purification de nos anciens péchés obtenue par le sacrifice de Jésus sur la croix.  Il faut que nous fassions 'tous nos efforts' pour ajouter à notre foi qui elle est un don de Dieu (Éphésiens 2:8) toutes ces qualités. Sans elles, nous risquons peut-être, si nos efforts ne sont pas sincères, de ne jamais avoir accès au Royaume de Dieu. Nous serions alors comme l'homme de la Parabole des noces (Matthieu 22:1-14) qui n'avait pas pris la peine de revêtir l'habit de noces approprié et qui a été jeté dans les ténèbres du dehors. L'apôtre Paul a dit que le baptême permettait à tout croyant de revêtir Christ (Galates 3:27). Le baptême du chrétien est un acte extrêmement important pour le croyant : Il signifie que nous nous engageons à avoir une bonne conscience envers Dieu (1 Pierre 3:21); le baptême nous affranchis aussi du péché. En d'autres mots, le baptême d'eau est l'acte officiel qui nous libère de l'esclavage du péché. Nous ne sommes plus sous son emprise. Nous pouvons désormais dire non au péché parce que, par ce baptême,nous nous sommes associés, identifiés à la mort de Jésus sur la croix. N'est-ce pas ce que l'apôtre Paul nous enseigne dans Romains 6:7 ? : 

"Car celui qui est mort est libre du péché." (Romains 6:7)
(En fait, il faudrait lire au complet Romains 6, mais particulièrement Romains 6:2-4, 7, 17 et 18)

Le baptême d'eau nous donne donc le moyen efficace, puisque nous ne sommes plus sous l'emprise, l'esclavage du péché, de joindre à notre foi tous les traits de caractère de Christ mentionnés dans la seconde épître de Pierre, aux versets 5 à 11 (vertu, connaissance, maîtrise de soi, patience, piété, amour fraternel et amour agape). C'est ainsi seulement que nous arriverons à devenir participants de la nature divine (2 Pierre 1:4).

Attention! tous ces efforts de joindre à notre foi ces traits de caractère de Christ ne nous sauvent pas. Jésus a promis au bon larron qu' Il serait avec lui dans le paradis le même jour (Luc 23:43) et pourtant, ce larron n'a pas eu le temps de joindre à sa foi tous ces traits de caractère de Christ. Par contre, quelqu'un qui reçoit la foi en Dieu mais qui n'est pas baptisé, qui n'est donc pas mort au péché, et qui ne met pas tous ses efforts (2 Pierre 1:5) à joindre à sa foi ces traits de caractère de Christ et qui vit assez longtemps, risque de broncher parce qu'il est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés (2 Pierre 1:9). Mais celui qui s'applique d'autant plus à affermir, en joignant à sa foi les traits de caractère de Jésus, sa vocation (L'appel de Dieu sur lui) et son élection, ne bronchera jamais et son entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ lui sera pleinement accordée (2 Pierre 1:10-11)
Que Dieu vous bénisse!

vendredi 3 avril 2020

À qui vaut-il mieux se confier?

En ce temps de pandémie et dans toute autre circonstance, en qui vaut-il mieux se confier? La réponse se trouve dans la Parole de Dieu:

"L'Éternel est mon secours, et je me réjouis à la vue de mes ennemis. Mieux vaut chercher un refuge en l'Éternel que de se confier à l'homme; mieux vaut chercher un refuge en l'Éternel que de se confier aux grands". Psaumes 118: 7-9 (Version Louis Segond)

mardi 10 décembre 2019

L'importance des premières et dernières paroles de Jésus (partie 1)


Évangile de Matthieu : Première parole de Jésus

Matthieu 3 :15 : « Jésus lui répondit : laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste.»
Le contexte de ce passage nous apprend que Jésus, venant auprès de Jean le Baptiste pour se faire baptiser est confronté à presqu’un refus de la part de son cousin. Ce dernier affirme, au contraire, que c’est lui qui devrait être baptisé par le Seigneur, considérant qu’il avait proclamé auparavant qu’il n’était même pas digne de porter ses souliers (Matthieu 3 :11). La réponse de Jésus est riche en enseignements :
En disant à Jean le Baptiste d’arrêter de s’opposer à son baptême (« laisse faire maintenant »), Jésus voulait montrer à son cousin que son désir d’être baptisé par lui n’était  pas un acte  irréfléchi. Il ne fallait pas qu’il  continue à refuser cette requête, car ce que Jésus lui demandait de faire venait du Père. 
Pour appuyer ce qui vient d’être affirmé, dans un autre passage des Évangiles, Jésus lui-même n’a-t-il pas affirmé d’une manière indirecte que c’était la volonté du Père ce baptême de Jean lorsqu’ il a posé la question suivante aux principaux sacrificateurs, aux scribes et aux anciens qui lui demandaient de quelle autorité  il agissait comme il le faisait ?

« Jésus leur répondit : Je vous adresserai aussi une question; répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean venait-il du ciel, ou des hommes? Répondez-moi. » (Marc 11 :29-30)

En disant aussi à Jean le Baptiste : « car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste » Jésus  lui disait clairement que non seulement c’était la bonne chose à faire selon la volonté du Père mais que c’était aussi la seule façon  choisie par Dieu pour que sa justice ('le salaire du péché, c'est la mort', Romains 6:23) soit accomplie sur terre tout en sauvant l'humanité.
Pour commencer, le mot 'juste' de ce verset (Matthieu 3:15)vient du mot grec 'dikaiosunê' . Ce mot grec, selon la concordance de Strong ( 'The New Strong's Expanded Exhaustive Concordance of the Bible, Red letter edition, au numéro 1343) donne comme explication pour ce mot apparaissant dans Matthieu 3:15 ceci (en anglais): 'Whatever has been appointed by God to be acknowledged and obeyed by man'. En français, cela pourrait être traduit ainsi: quoique ce soit qui ait été commandé par Dieu lequel s'attend à ce que ce soit accepté et obéit par l'homme.  Donc, pour Jésus, en tant qu'homme, accomplir tout ce qui est juste, était de se faire baptiser par Jean. Pourquoi?, en voici l'explication: Tout le monde sait que Dieu est bon, certes, mais Dieu est juste et saint aussi. Parce qu'il est juste et saint et que le salaire du péché, c'est la mort (Romains 6:23) , pour sauver l’humanité du péché, Dieu, dans sa grande bonté, désirait  pourvoir lui-même un agneau sans taches (sans péchés) pour mourir à notre place. En se faisant baptiser par Jean le Baptiste, Jésus, en tant qu’homme, a voulu officiellement s’identifier dès le début de sa vie publique à cet agneau de Dieu sans taches (sans péchés) mais qui devait prendre sur lui tous les péchés du monde.

« Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » (2 Corinthiens 5 :21)

Jean le Baptiste ne lui résista plus car il avait compris et accepté ce que Jésus venait de lui dire. Ce n'est pas étonnant alors que le lendemain du baptême de Jésus, alors qu’il se trouvait avec deux de ses disciples (André et un autre disciple qui n’est pas nommé) lesquels sont devenu plus tard  des disciples de Jésus, il a dit en voyant Jésus (voir Jean, chapitre 1, verset 36) :
« Voici l’agneau de Dieu »

Dans un autre ordre d’idée, c’était aussi  la volonté de Dieu (du Père) que tous les descendants de Jacob (y compris Jésus) soient baptisés par Jean le Baptiste  pour les préparer à la venue imminente du Royaume de Dieu :
« Il (Jean le Baptiste) disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. »
Le baptême de Jean était ainsi précédé par une confession des péchés  (voir Matthieu 3 :6) de chaque juif sincère. En effet, Dieu n’admettait pas l’hypocrisie (Matthieu 3 :7-12). Après la confession sincère de leurs péchés, ceux qui étaient allés à Jean le Baptiste étaient ensuite baptisés (immergés) dans l’eau pour le pardon de leurs péchés. Jésus n’avait pas de péchés, certes, mais il indiquait déjà, par ce geste significatif, au tout début de son ministère, qu’il avait accepté de prendre tous nos péchés en son corps sur le bois (la croix) :

« lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. » (1 Pierre 2 :24)

 Il y aurait peut-être un rapprochement ou parallèle à faire ici entre le baptême de Jean et la consigne que Dieu a donnée à Moïse pour préparer le peuple avant qu’il reçoive les dix commandements :

« Et l’Éternel dit à Moïse : Va vers le peuple; sanctifie-les aujourd’hui et demain, qu’ils lavent leurs vêtements. Qu’ils soient prêts pour le troisième jour; car le troisième jour l’Éternel descendra, aux yeux de tout le peuple, sur la montagne de Sinaï » Exode 19 :10-11

Dieu voulait que le peuple, sous le leadership de Moïse, se sanctifie ou se purifie  avant d’inaugurer l’Alliance (celle qu’on surnomme l’Ancienne Alliance) associée aux Dix Commandements. Aussi, d’une manière similaire, Dieu a voulu sanctifier par la repentance, la confession des péchés et le baptême d’eau tous ceux qui venaient à Jean le Baptiste lequel annonçait que le royaume de Dieu était  proche. Ce royaume ou Nouvelle Alliance allait être établi par la mort sacrificielle de Jésus sur la croix et sa résurrection.

En conclusion pour cette première partie, la première parole de Jésus dans l'Évangile de Matthieu met en lumière l'idée que la priorité de Dieu pour l'humanité était de la sauver en envoyant son Fils unique mourir sur la croix pour nous tous. Donc, dès le tout début de sa vie publique et pour obéir à son Père, Jésus est venu se faire baptiser par Jean le Baptiste pour lui signifier qu'il était cet agneau de Dieu  qui enlève les péchés du monde et que sa mission de préparer le chemin du Seigneur et d'aplanir ses sentiers (Matthieu 3:3) était de ce fait pratiquement terminée.

mardi 28 mai 2019

Le mystère de l'iniquité dont il est question dans le passage de 2 Thessaloniciens 2:7

J'ai publié cet article pour la première fois le 28 mai 2019. Je le réécris aujourd'hui avec quelques ajouts et modifications pour rendre mon argumentation plus facile à suivre. Bonne relecture!

"Que personne ne vous séduise d'aucune manière; car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant, et qu'on ait vu paraître l'homme du péché, le fils de la perdition." (2 Thessaloniciens 2:3)


Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j'étais encore chez vous? Et maintenant vous savez ce qui le retient, afin qu'il ne paraisse qu'en son temps. Car le mystère de l'iniquité agit déjà; il faut seulement que celui (C'est-à-dire le 'mystère' de la foi) qui le retient encore ait disparu. Et alors paraîtra l'impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu'il anéantira par l'éclat de son avènement." ( 2 Thessaloniciens 2:5-8) (Le passage surligné en rouge n'est pas dans la Bible. Je l'ai ajouté pour aider à comprendre mon point de vue)


La majorité des Chrétiens qui lisent ces deux passages peuvent s'accorder pour affirmer qu'il y a deux conditions pour que l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre réunion avec lui ( 2 Thessaloniciens 2:1) deviennent une réalité: Premièrement, il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant et deuxièmement, que l'homme du péché, le fils de perdition ou Antéchrist ait paru (qu'il soit révélé).
L'apostasie ou abandon de la foi, est déjà bien présente depuis longtemps dans les églises chrétiennes, mais elle n'est pas encore arrivée à son paroxysme (à son maximum). En effet,on voit apparaître un peu partout dans les églises d'aujourd'hui toutes sortes de fausses doctrines et stratégies qui détournent l'attention des croyants vers la pratique d’œuvres mortes (on n'a qu'à penser aux adeptes du 'Kingdom Now' qui veulent gagner le royaume pour Christ par des stratagèmes en s'infiltrant dans toutes les sphères de la société dans le but de la forcer ou influencer, en quelque sorte, à adopter la Loi de Dieu). On assiste aussi à une forme d' évangélisationla nécessité de la vraie repentance et celle de porter du fruit est à peine mentionnée du bout des lèvres pour ne pas faire peur. Il y a également, dans beaucoup d'églises des pasteurs qui utilisent des pratiques de relation d'aide douteuses de par leurs origines sataniques: je parle précisément, ici, de relation d'aide s'appuyant sur la psychologie moderne (Sigmund Freud était un ennemi de Dieu et c'est lui qui a établi les bases de la psychanalyse et de la psychologie telle qu'elles sont pratiquées aujourd'hui).

Par contre, la deuxième condition pour le retour du Seigneur Jésus-Christ n'est pas encore accomplie parce qu'elle dépend, en quelque sorte, de la progression et l'aboutissement de la première, c'est-à-dire de la propagation généralisée de l'apostasie. En d'autres termes, l'Antéchrist ne va paraître que si l'apostasie (abandon de la foi) est suffisamment avancée. Ce qui empêche ou retient donc le mystère de l’iniquité de 2 Thessaloniciens 2:7 est la foi ou mystère de la foi. Autrement dit, tant que la foi dans l’Église sera assez grande, l’Antéchrist ne pourra paraître. Concernant l’expression ‘mystère de la foi’, n'est-il pas écrit dans 1 Timothée 3:8-9 ceci:  "Les diacres aussi doivent être honnêtes, éloignés de la duplicité, des excès de vin, d'un gain sordide, conservant le mystère de la foi dans une conscience pure." 1 Timothée 3:8-9.  Le mot 'mystère' en grec, dans le Nouveau Testament signifie quelque chose qui ne peut être connu que par révélation divine. Il n'est pas utilisé dans le sens de mystérieux comme on l'entend aujourd'hui. Tout ce que nous avons dans les Saintes Écritures a été révélé par Dieu. Il nous faut garder la foi telle qu'elle nous a été révélée. Il ne faut pas y ajouter ou y soustraire quoique ce soit. À la fin des temps, cette foi n'est pas gardée intacte ou pure. Nous vivons donc l'apostasie.  Encore aujourd'hui en 2019, ce ne sont pas cependant tous les chrétiens qui ont abandonné la foi, la saine doctrine, mais il viendra un temps, et on s'en approche à grands pas, où ce sera presqu'ainsi. Il ne restera que quelques vrais chrétiens pour dénoncer et s'opposer aux gens qui propagent de fausses doctrines. C'est seulement à ce moment-là que l'Antéchrist aura le champs libre pour s'imposer et se révéler au monde entier. Plusieurs commentateurs de la Bible disent plutôt que c'est le Saint-Esprit qui retient, qui empêche l'Antéchrist de se révéler. Ils disent que le Saint-Esprit quittera la terre quand l'enlèvement aura lieu puisqu'il habite en chacun de nous. Mais, ils ne tiennent pas compte du fait que la deuxième condition pour notre réunion avec le Seigneur est justement que l'Antéchrist doit se manifester avant et non après cet enlèvement. La foi est donc l'élément clé qui contribue à retenir l'avènement de L'Antéchrist. Voyons de nouveau la chronologie: Il faut d'abord que l'apostasie soit arrivée. Cette dernière, progressant jusqu'à un certain point, laissera le champs libre pour que l'Antéchrist se révèle, arrive. Après l'avènement de l'impie, il y aura finalement l'avènement de Jésus: "Et alors paraîtra l'impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu'il anéantira par l'éclat de son avènement" (1 Thessaloniciens 2:8)

Il y a un verset qui vient illustrer tout ce qui vient d'être discuté dans cet article:

"Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre?"(Luc 18:8)



jeudi 3 janvier 2019

L'écharde dans la chair de Paul


Un ami m'a écrit avant Noël 2018 pour me demander quelle opinion j'avais de l'exposé de Audrey Mack à propos de l'écharde dans la chair de Paul qu'on peut retracer sur youtube. Voici ce que je lui ai répondu:

Bonjour ...,
    Voici ce que j’en pense de l’exposé d’Audrey Mack à propos de l’écharde dans la chair de Paul ( https://www.youtube.com/watch?v=GHAneIXag24 ) Cet exposé a été enregistré à l'émission télévisée "Vie de foi" (EMCI TV) le 9 janvier 2018) :

1- Elle dit qu’on doit lire le passage dans son contexte. Je suis d’accord, mais elle ne l’a pas vraiment fait elle-même. Le contexte immédiat, selon ce que je comprends, est que Paul vient de nous dire que 14 ans auparavant (1 Corinthiens 12 :1-6), il a eu une vision et des révélations   vraiment hors du commun. Puisque Paul a écrit la deuxième épître aux Corinthiens  vers l’an 55 à 57 après Jésus-Christ, on peut  donc déduire qu’il a eu ces révélations hors du commun autour de l’an  42 de notre ère (56-14= 42).  À cette époque, Paul  n’avait même pas encore entrepris son premier voyage missionnaire  lequel aurait eu lieu, selon une estimation des spécialistes, entre les années 45 à 49. Après sa conversion à Damas (entre l’an 32 et 36, toujours selon les spécialistes), Paul  y est resté quelque temps et  on apprend que c’est à cet endroit où il fut persécuté pour la première fois par les juifs. En effet, ces derniers se concertèrent pour le tuer (Actes 9 :22-25).  À noter que Paul a été persécuté dès le début de sa vie chrétienne à Damas. Puis il alla en Arabie, et après il se rendit encore à Damas (voir Galates 1 : 17) ensuite à Jérusalem , pour faire la connaissance de Céphas  (Galates 1 :18), à Tarse, et enfin à Antioche, ayant été invité par Barnabas. C'est de cette ville qu'il partira pour ses voyages missionnaires. Le point que je veux mettre en relief ici est que Paul a toujours été persécuté, même avant qu’il ait eu ses révélations et visions du paradis dont il fait mention dans 2 Corinthiens 12 :1-6. Satan était déjà à l’œuvre dès le début pour lui faire du tort. L’écharde dans la chair de Paul était autre chose, ce n’était pas de la persécution comme le prétend Audrey Mack; ce n’était pas des manigances de Satan pour lui mettre des bâtons dans les roues parce qu’il était trop dangereux. D'ailleurs, la lecture du Nouveau Testament nous apprend que tous les chrétiens ont été harcelés et persécutés par des gens qui s'opposaient à l'Évangile. Étienne, Pierre et Jean, entre autres, ont subi ces attaques dirigées par Satan; il n'y a pas seulement que Paul. Je crois plutôt que l’histoire de Job s’est répétée avec Paul dans le Nouveau Testament. Satan a eu la permission de Dieu de rendre Paul malade, mais il n’a pas eu la permission de le tuer.

 Quelles personnes peuvent témoigner, de nos jours,  sans mentir, qu’elles ont été enlevées dans le paradis (verset 4 de 2 Corinthiens 12) et qu’elle ont entendu des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer? Elles sont très peu nombreuses s’il y en a. Le seul dans le Nouveau Testament qui a eu de telles révélations, à part Paul, est l’apôtre Jean (lire l’Apocalypse). Il y aurait lieu, alors, pour n'importe qui, de s’enorgueillir facilement.

Au verset 5 (de 2 Corinthiens 12), Paul dit qu’il ne se glorifiera pas de lui-même, sinon de ses infirmités. Ce mot en grec, dans la concordance de Strong au numéro 769 (The New Strong’s Expanded Exhaustive  Concordance of the Bible, Red Letter Edition,), comme je l’ai mentionné dans mon article sur la guérison ( http://pepitesdordelaparole.blogspot.com/2018/11/la-guerison-en-2018.html ), est ‘astheneia’ et veut dire faiblesse (du corps ou moralement); par implication, ce mot signifie maladie; moralement il signifie fragilité. Dans la Bible, ce mot est parfois traduit par le mot infirmité, d’autres fois par faiblesse ou encore maladie. Paul commence déjà à parler  d’infirmités ou maladies avant même qu’on aborde les versets 7 à 10 où il est question spécifiquement de  son écharde dans la chair. Il ne parle pas de persécutions  comme Audrey Mack en parle dans son enseignement sur l’écharde dans la chair de Paul ). Donc, dans ce verset 5, Paul parle de faiblesses ou infirmités ou maladies.
La seule place où il est fait mention de persécutions  est dans la conclusion de Paul au verset 10. Cette fois-ci, au verset 10, Paul mentionne d’abord qu’il se plait premièrement dans  les faiblesses (‘astheneia’, c’est-à-dire maladies ou infirmités ou faiblesses); remarquez que cela sous-entend qu’il y a une possibilité qu’il soit ou qu’il ait été malade depuis sa conversion. Il poursuit ensuite en disant qu’il se plait aussi dans les outrages, les calamités, les persécutions, les détresses, pour Christ. Le mot persécutions, en grec, dans ce verset est ‘diôgmos’ (au numéro 1375 de la Concordance de Strong). Force est de constater, que le mot maladie (ou faiblesse ou infirmité) est répété bien plus souvent dans 2 Corinthiens 12 : 1-10 que le mot persécutions. Le mot maladie (ou faiblesse ou infirmité) est présent au verset 5, puis au verset 9 (deux fois) et finalement au verset 10, tandis que le mot persécutions n’est mentionné qu’une seule fois, dans la conclusion de Paul au verset 10, en même temps que les mots faiblesse, outrages, calamités et détresses. Ce que je comprends de la conclusion de Paul du verset 10 est que l’apôtre généralise. Il n’y a pas seulement  que la maladie  (son écharde dans la chair) dans laquelle il veut se plaire, mais dans tous les autres et nombreux obstacles de sa vie (outrages, calamités, persécutions et détresses) parce que Dieu, par sa grâce, tourne toutes ces choses à son avantage, et pour nous aussi lorsque cela nous arrive. Paul et nous aussi pouvons nous  permettre de dire :
« …car quand je suis faible, c’est alors que je suis fort ». (2 Corinthiens 12 :10)


2- Aux versets 7 et 8 de 2 Corinthiens 12 on peut lire :

« Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence  de ces révélations, Il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher  de m’enorgueillir. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi. »

Comme je l’ai mentionné plus haut, ces versets me font penser à l’histoire de Job (Job 2 :3-10) :

«  3 L'Éternel dit à Satan: As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n'y a personne comme lui sur la terre; c'est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Il demeure ferme dans son intégrité, et tu m'excites à le perdre sans motif. 4 Et Satan répondit à l'Eternel: Peau pour peau! Tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie. 5 Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu'il te maudit en face. 6 L'Éternel dit à Satan: Voici, je te le livre: seulement, épargne sa vie.7 Et Satan se retira de la face de l'Éternel. Puis il frappa Job d'un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu'au sommet de la tête. 8 Et Job prit un tesson pour se gratter et s'assit sur la cendre.
9 Sa femme lui dit: Tu demeures ferme dans ton intégrité! Maudis Dieu, et meurs! 10 Mais Job lui répondit: Tu parles comme une femme insensée. Quoi! Nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres. »

Je crois donc sincèrement que Dieu a permis à Satan de lui infliger par l’intermédiaire d’un de ses démons une écharde dans la chair, autrement  dit, quelque chose qui fait mal physiquement et qui revient tout le temps. Audrey Mack parle que dans l’Ancien Testament, le mot écharde n’est utilisé que dans trois passages  (Nombres 33 :55; Josué 23 :12-13 et Juges 2 :3) 2 Samuel 23 :6), et qu’à chaque fois, c’est dans un contexte de persécutions du peuple de Dieu. C’est vrai, mais elle a ‘oublié’ de mentionner que c’est dans l’éventualité où le peuple de Dieu n’obéirait pas ou ne suivrait plus les voies de Dieu que cette persécution aurait lieu mais ce n’était pas du tout le cas de Paul:

« 55 Mais si vous ne chassez pas devant vous les habitants du pays, ceux d'entre eux que vous laisserez seront comme des épines dans vos yeux et des aiguillons dans vos côtés, ils seront vos ennemis dans le pays où vous allez vous établir. » (Nombres 33 :55)

« 12 Si vous vous détournez et que vous vous attachez au reste de ces nations qui sont demeurées parmi vous, si vous vous unissez avec elles par des mariages, et si vous formez ensemble des relations,13 soyez certains que l'Éternel, votre Dieu, ne continuera pas à chasser ces nations devant vous; mais elles seront pour vous un filet et un piège, un fouet dans vos côtés et des épines dans vos yeux, jusqu'à ce que vous ayez péri de dessus ce bon pays que l'Éternel, votre Dieu, vous a donné. » (Josué 23 :12-13)

« 2 And ye shall make no league with the inhabitants of this land; ye shall throw down their altars: but ye have not obeyed my voice: why have ye done this? 3Wherefore I also said, I will not drive them out from before you; but they shall be as thorns in your sides, and their gods shall be a snare unto you. (Juges 2:2-3, Version King James; les traductions françaises ne mentionnent pas le mot écharde)

Donc, ces trois versets que Audrey Mack donne en référence pour parler de l’épine dans les yeux et des aiguillons dans les côtés (Nombres 33 :55) ou épines dans les yeux (Josué 23 :12-13) ou ‘thorns in your sides’ (Juges 2 :2-3, version King James) sont spécifiquement associés à la désobéissance du peuple d’Israël et non à la désobéissance d’un seul  individu. On ne peut donc associer ces versets à la situation de Paul puisque, en plus, ce dernier n’avait pas désobéit à Dieu. Ici, Audrey Mack a utilisé des versets hors contexte pour essayer de prouver sa thèse à propos de l’écharde dans la chair de Paul.

3- le mot ‘ hyperairomai’ utilisé 2 fois dans 2 Corinthiens 12 :7 est traduit en français dans la Bible Louis Segond par  (en caractères gras et soulignés dans le verset ci-dessous):

« Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. » (2 Corinthiens 12 :7, version Louis Segond)

Ce mot, selon la Concordance de Strong (‘The New Strong’s Expanded Exhaustive Concordance of The Bible’, Red letter edition, James Strong, version de 2010 par les éditions de Thomas Nelson Publishers,) au numéro 5229 de la section grecque, est utilisé dans le langage grec dans un mode verbal nommé « voix moyenne » ( en anglais le terme utilisé est « middle voice »). Cela signifie que l’auteur du texte (l’apôtre Paul, en occurrence) utilise ce mode ou forme verbale pour spécifier que le  sujet du verbe (ici, Paul) effectue une action sur lui-même, c'est-à-dire qu'il s'enorgueilli. Donc, dans le cas de 2 Corinthiens 12 :7, il est clair, le verbe « hyperairomai » étant utilisé dans le mode verbal nommé « voix moyenne » (Ce n'est pas moi qui le dit, mais c'est selon deux érudits du grec : James Strong dans sa Concordance et aussi selon Joseph Henry Thayer ( A Greek-English Lexicon of the New Testament p. 640)), que c’est Paul qui pourrait s’enorgueillir lui-même et que ce ne sont pas Dieu et/ou les gens de son entourage qui pourraient l’élever au-dessus ou au-delà comme le prétend Audrey Mack  En effet, cette dernière prétend que Satan a infligé à Paul un démon pour le souffleter et  l' empêcher de prêcher et être élevé par Dieu et/ou par les gens en suscitant des habitants de l'endroit où il se trouve, des personnes qui lui sont opposés, à toujours lui causer des ennuis qui feraient en sorte que les gens ne croiraient pas à l'Évangile et resteraient sous l'emprise de Satan.

Pour conclure, les animateurs de l'émission "Vie de foi" et leur invitée Audrey Mack semblent plutôt de l'avis qu'un ou une chrétienne ne peut être malade ou rester malade longtemps. Leur théologie, si on peut le dire ainsi, est que Dieu ne désire et ne veut en aucun cas que nous soyons malades. Ce n'est pas ce que je vois dans plusieurs passages de la Bible (J'en mentionne quelques uns dans mon article sur la guérison: https://pepitesdordelaparole.blogspot.com/2018/11/la-guerison-en-2018.html). J'espère que mes explications vont t'aider à mieux saisir quelle est la pensée de Dieu dans tout cela.

Ton ami et frère en Christ,
Louis






mercredi 21 novembre 2018

La guérison en 2023

« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » (Matthieu 7:21-23)

Dans le passage de Matthieu 7:21-23, il est absolument clair que selon Jésus-Christ lui-même, le fait que durant notre vie sur terre nous ayons prophétisé, ou chassé des démons ou encore fait beaucoup de miracles en son Nom ne veut  pas dire nécessairement que nous ayons accompli la volonté de Dieu. Selon ma compréhension de ce passage, commettre l'iniquité est de ne pas se soucier de rechercher l’intimité avec le Seigneur et, par conséquent, commettre ainsi des actes selon nos propres désirs et non ceux de Dieu avec possiblement l'intention, consciente ou inconsciente, d’auto-valorisation.


J'ai passé plusieurs mois à répertorier tous les miracles que Jésus, notre Seigneur et Sauveur a accompli en venant sur terre. J'ai aussi noté tous les miracles que les 12 apôtres et les disciples du livre des Actes ont fait. J'ai fait aussi quelques recherches dans le reste du Nouveau Testament et dans l'Ancien Testament sur le même sujet


Voici donc le fruit de mes réflexions sur ce si vaste sujet:


1- Jésus a chassé des démons et effectué des guérisons et des miracles de toutes sortes pour manifester sa gloire et sa puissance de sorte  que les gens croient en lui:


" Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui" (Jean 2:11)
« Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu'il faisait. (Jean 2:23)


« Un jour Jésus enseignait. Des pharisiens et des docteurs de la loi étaient là assis, venus de tous les villages de la Galilée, de la Judée et de Jérusalem; et la puissance du Seigneur se manifestait par des guérisons. (Luc 5:17)


2- On voit également que Dieu a promis de faire des miracles par les mains des disciples pour confirmer sa Parole:
"Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.16 Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.17 Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues;18 ils saisiront des serpents; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur feront point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris.19 Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s'assit à la droite de Dieu.20 Et ils s'en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l'accompagnaient." (Marc 16: 15-20)

Je crois que le Seigneur accomplit encore de nos jours comme il le faisait au temps des apôtres et des premiers disciples ,par nos mains, des miracles (telles que des guérisons) et des prodiges qui démontrent sa puissance et sa gloire principalement pour confirmer sa parole et pour que les gens croient en Lui . C'est dans ce contexte, principalement, qu'un enfant de Dieu peut imposer les mains, encore aujourd'hui, aux malades non-convertis et les voir guéris.

Cependant,avez-vous remarqué qu'on prie et impose souvent les mains à des malades chrétiens ou non et qu'ils ne sont pas tout le temps guéris? Quand cela arrive, on cherche trop souvent à expliquer la non-guérison en prétextant que cette personne malade n'a pas assez de foi ou que la personne qui a prié pour elle n'a pas elle-même assez de foi... Je n'exclus pas entièrement cette explication car plusieurs versets de la Parole évoquent cette possibilité., mais je crois que la principale raison réside dans la possibilité que Dieu ne veut pas du tout ou ne veut pas tout de suite guérir cette personne car une guérison pourrait l'empêcher de grandir spirituellement dans le cas du chrétien ou de tourner ses regards vers Jésus et d'invoquer son Nom pour son salut dans le cas du non-chrétien J'avance, ici, dans ce cas, pour soutenir cette thèse des refus et/ou retards des guérisons de Dieu , le concept de la souveraineté de Dieu: Par exemple, en réponse à Moïse qui disait à l'Éternel qu'il n'avait pas la parole facile et qu'il avait la bouche et la langue embarrassées depuis très longtemps pour le "convaincre" qu'il n'était pas à la hauteur de son appel, voici la réponse de Dieu:

"L'Éternel lui dit: Qui a fait la bouche de l'homme? et qui rend muet ou sourd, voyant ou aveugle? N'est-ce pas moi, l'Éternel?" (Exode 4:11)

En d'autres termes, Dieu disait à Moïse qu'il était souverain non seulement dans sa décision de le choisir comme son prophète, mais aussi dans celle de le rendre inapte (Moïse n'avait pas la parole facile et sa bouche et sa langue étaient embarrassées), aux yeux des hommes, pour accomplir sa mission

 Certains chrétiens refusent de croire que Dieu use de sa souveraineté dans des situations de guérisons refusées ou retardées. Ils affirment que Jésus-Christ a vaincu le péché et, de ce fait, toutes les conséquences du péché telle la maladie peuvent être rendues sans force grâce à son sacrifice sur la croix si nous prions avec foi. Ils disent également que Dieu se contredirait s'il nous refusait la guérison. Lisons d'autres versets ci-dessous, à part Exode 4:11, pour voir si leur affirmation est exacte:

"Lorsque Jésus fut descendu de la montagne, une grande foule le suivit. Et voici, un lépreux s’étant approché se prosterna devant lui, et dit : Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur. Jésus étendit la main, le toucha, et dit : Je le veux, sois pur. Aussitôt il fut purifié de sa lèpre". (Matthieu 8:1-3)

Dans ce premier cas, le Seigneur a voulu guérir le lépreux par compassion ( selon Marc 1:41). Mais dans un autre cas, celui de l'apôtre Paul, sa guérison lui a été refusée parce que le Seigneur ne voulait pas que Paul s'enorgueillisse:


"7 Et pour que je ne sois pas enflé d'orgueil, à cause de l'excellence de ces révélations, il m'a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m'empêcher de m'enorgueillir.8 Trois fois j'ai prié le Seigneur de l'éloigner de moi,9 et il m'a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse . Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.10 C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort." (2 Corinthiens 12: 7-10)

 En passant, afin de dissiper tout doute à savoir si l'apôtre Paul  disait avoir un problème de maladie dans ce passage de 2 Corinthiens 12:7-10, voici une définition de certains des mots grecs qui dans ce texte ont été utilisés: Le mot faiblesse apparaissant à trois reprises dans ce passage vient du mot grec "astheneia". Ce mot, selon la concordance de Strong au numéro 769 peut prendre la signification de : manque de force,faiblesse, maladie,souffrance,calamité et fragilité. Le verbe 'je suis faible' du verset 10 vient du verbe grec "astheneo" (numéro 770 dans la concordance de Strong). Dans son usage le plus courant il signifie: Je suis faible (physiquement: et, par conséquent, pouvant dégénérer moralement) ou je suis malade. Le mot chair qui apparaît dans le verset 7 vient du mot grec "sarx" (numéro 4561 dans la concordance de Strong et p. 569 dans "A Greek-English Lexicon of the New Testament" de Joseph Henry Thayer. ) et il signifie essentiellement corps humain.

Cette écharde dans la chair dont il est question dans 2 Corinthiens 12:7-10, Paul en fait probablement référence, aussi, dans sa lettre aux Galates:

"Vous ne m'avez fait aucun tort. Vous savez que ce fut à cause d'une infirmité ("Astheneia" en grec) de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l'Évangile.14 Et mis à l'épreuve par ma chair, vous n'avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m'avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus Christ. Où donc est l'expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner" (Galates 4:13-15)

Paul avait vraisemblablement une maladie ou faiblesse ou souffrance quelconque des yeux que Dieu n'a pas guérie puisqu'il dit des gens de Galates que si cela eût été possible, ils se seraient arraché les yeux pour les lui donner. Paul ajoute que les Galates n'ont témoigné ni mépris ni dégoût. Cela laisse donc penser que cette maladie des yeux était répugnante, probablement à cause d'une infection ou d'une blessure profonde. Dieu avait donc refusé de guérir l'apôtre Paul, du moins temporairement à l'époque de sa première visite aux Galates. Mais il a dû probablement vivre avec ce problème de santé tout le reste de sa vie. Car au verset 22 de la lettre aux Romains (chapitre 16) nous apprenons que c'est Tertius qui a écrit cette lettre de la part de Paul. Dans 1 Corinthiens 16: 21, Colossiens 4:18 et 2 Thessaloniciens 3:17 il est écrit que Paul salue les frères de sa propre main comme pour leur faire comprendre que le reste de cette lettre et les autres lettres de lui ont été transcrites par certains de ses collaborateurs comme l'a fait Tertius (Romains 16:22). Dans Galates 6:11 Paul  a écrit: "Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main". Cela nous apprend que Paul a dû rédiger lui-même cette lettre aux Galates, mais en utilisant de grandes lettres pour qu'il soit capable de se relire lui-même possiblement à cause de sa difficulté à bien voir. Il y a aussi le passage de Actes 23:1-5 qui nous laisse croire que Paul ne voyait pas très bien puisqu'il n'a pas reconnu qu'il s'adressait au souverain sacrificateur lorsqu'il lui a dit : "Dieu te frappera, muraille blanchie!" Ainsije soutiens donc que l'apôtre Paul avait des problèmes sévères avec ses yeux. Il était possiblement presqu'aveugle au point d'avoir des difficultés à transcrire à la main lui-même la plupart de ses lettres et ce serait la raison pour laquelle il a souvent eu recours à de l'aide pour les transcrire. 

Enfin, la leçon à tirer de tout cela est qu'un chrétien né-de-nouveau, même de la trempe de l'apôtre Paul  peut se voir refuser une guérison par le Seigneur pour son plus grand bien.

Il y a d'autres passages, cette fois-ci dans l'Ancien Testament, qui démontrent que Dieu est souverain en ce qui concerne sa volonté de nous protéger ou non contre les attaques du Diable dont le but de ce dernier est de nous détruire soit au moyen de la maladie, de blessures ou autrement:

"Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Sinon sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n'adorerons pas la statue d'or que tu as élevée." (Daniel 3:17-18)

Ce texte du livre de Daniel montre sans équivoque que Schadrac, Méschac et Abed-Nego croyaient que Dieu pouvait les délivrer de la fournaise ardente ( remarquez que nous sommes tous exposés à des fournaises ardentes dans nos vies. Elles peuvent prendre la forme d'une maladie ou de toute autre épreuve), mais ils reconnaissaient également que Dieu pouvait décider de ne pas les en délivrer puisqu'ils ont dit au verset 18 :"Sinon". C'est cela la souveraineté de Dieu! C'est la même chose pour nous aujourd'hui concernant la guérison de nos maladies. Nous croyons que Dieu peut nous guérir, sinon, nous resterons malgré tout attachés à Lui peu importe les circonstances parce que nous croyons que Dieu a une bonne raison de nous refuser temporairement ou pour toujours cette guérison.

L'histoire de Job peut nous enseigner beaucoup aussi à propos de la maladie dans nos vies:

"Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Éternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux se présenter devant l'Éternel.2 L'Éternel dit à Satan: D'où viens-tu? Et Satan répondit à l'Éternel: De parcourir la terre et de m'y promener.3 L'Éternel dit à Satan: As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n'y a personne comme lui sur la terre; c'est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Il demeure ferme dans son intégrité, et tu m'excites à le perdre sans motif.4 Et Satan répondit à l'Éternel: Peau pour peau! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie.5 Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu'il te maudit en face.6 L'Éternel dit à Satan: Voici, je te le livre: seulement, épargne sa vie.7 Et Satan se retira de devant la face de l'Éternel. Puis il frappa Job d'un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu'au sommet de la tête.8 Et Job prit un tesson pour se gratter et s'assit sur la cendre.9 Sa femme lui dit: Tu demeures ferme dans ton intégrité! Maudis Dieu, et meurs!10 Mais Job lui répondit: Tu parles comme une femme insensée. Quoi! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres." (Job 2:1-10)

Dans cette histoire de Job, on apprend que Dieu peut permettre, parce qu'il est souverain, à Satan de nous rendre malades, mais jamais sans raisonstoujours dans un but de nous faire un plus grand bien, de nous rendre meilleurs et/ou pour nous amener à la repentance:

"Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t'a vu. C'est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre." (Job 42:5-6). Ainsi, Job,au travers de cette immense épreuve dans sa vie, en est venu, pour son plus grand bien, à connaître encore plus intimement son Créateur.

Dans 2 Rois chapitre 20, on peut lire que le roi Ézéchias s'est fait avertir par le prophète Ésaïe, parlant au nom de l'Éternel, qu'il allait mourir d'un ulcère dont il était atteint. Mais Dieu savait très bien que le roi allait le supplier de le guérir et c'est ce qu'il a fait, mais il a bien voulu le guérir afin d'amener Ézéchias à un autre niveau de perfection, car ce dernier avait encore de l'orgueil dans son cœur qu'il fallait éliminer. La visite de Berodac-Baladan, fils de Baladan roi de Babylone a été l'événement déclencheur qui a révélé cet orgueil, peut-être dormant, du roi Ézéchias (voir 2 Rois 20:12-21 et 2 Chroniques 32:24-26; 31). Après cette visite du fils de Baladan et à cause de l'orgueil manifesté  par Ézéchias à cette occasion, le prophète Ésaïe est venu le visiter de nouveau pour lui annoncer la colère de Dieu à son égard et la conséquence sur toute sa descendance et Jérusalem ( voir 2 Rois 20:17-18). C'est alors que Ézéchias, heureusement, s'est repenti de son orgueil:

"Alors Ézéchias, du sein de son orgueil, s'humilia avec les habitants de Jérusalem, et la colère de l'Éternel ne vint pas sur eux pendant la vie d'Ézéchias." (2 Chroniques 32:26)

Dieu avait donc une bonne raison, encore une fois , de guérir le roi Ézéchias de son ulcère mortel. Dieu, souverainement, lui a donné 15 années supplémentaires pour lui apprendre à vivre dans l'humilité.

3- Il est écrit dans Matthieu 8:14-17 que Jésus a chassé les esprits par sa parole et a guéri tous les malades afin que s'accomplit ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète (Ésaïe 53:4) : " Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies."

"Jésus se rendit ensuite à la maison de Pierre, dont il vit la belle-mère couchée et ayant la fièvre. Il toucha sa main, et la fièvre la quitta; puis elle se leva, et le servit. Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplit ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète : « Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies." (Matthieu 8:14-17).

Certains chrétiens utilisent ce passage d'Ésaïe 53:4 pour affirmer que nous aussi en tant qu'enfants de Dieu avons l'autorité spirituelle de guérir tous les malades. Un instant! Sommes-nous capables et prêts à prendre sur nous toutes les infirmités et se charger des maladies de toute l'humanité comme Jésus l'a fait en mourant sur la croix et en ressuscitant? Jésus seul en a payé le prix, pas nous. Oui ! Jésus seul a pris nos infirmités et s'est chargé seul de nos maladies durant son séjour sur la terre. En fait, tout ce qu'on peut affirmer avec certitude de ce passage de Matthieu 8:14-17 est qu'une prophétie à son sujet venait d'être accomplie. Ainsi, cette prophétie ne concerne donc que Lui, pas nous.
 Les mêmes chrétiens vont revenir à la charge en disant que Jésus a donné cette autorité de guérir tous les malades aux apôtres et à tous ses disciples. Ils vont citer Matthieu 10:1; Actes 5:12-13; 14-16; Marc 6:7,12-13 et Marc 16: 15-20

Matthieu 10 : 1 : « Puis ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité. »

Si on lit attentivement ce verset, il n'est pas dit que Jésus leur a donné le pouvoir de guérir tous les malades. Ce verset dit plutôt que Jésus leur a donné le pouvoir de guérir toute "forme de" maladie et d'infirmité, peu importe, que ce soit un cancer, une paralysie, une fièvre ou tout autre problème de santé. Voyez-vous la nuance ici? On a l'autorité de guérir toutes les sortes de maladies et d'infirmités. Il n'y a pas de limite pour nous, on peut même ressusciter un mort, mais souvent, nous manquons d'autorité ou de permission de la part de Dieu, peu importe la raison, pour guérir tout le monde qui est malade ou infirme.

Le pouvoir ou autorité de guérir toute maladie et toute infirmité ne veut donc pas dire nécessairement que tous les malades ou personnes affligées d’une infirmité vont être automatiquement guéris par nos prières avec imposition des mains ou sans imposition des mains. Et même si c’était le cas, ce verset s’adresse en particulier aux douze apôtres.
Le mot pouvoir vient du mot grec ‘Exsousia’ qui selon Thayer (A Greek-English Lexicon of the New Testament par Joseph Henry Thayer, éditions Zondervan, p. 225 au point 4 veut dire: «the power of rule or government (the power of him whose will and commands must be submitted to by others and obeyed, (generally translated authority)).

Remarquez que malgré l’autorité qu’ils avaient reçu de Jésus, les apôtres n’ont pas été en mesure de chasser l’esprit impur du lunatique dans Matthieu 17 :14 à 21. Dans ce cas-ci, c'était à cause de leur incrédulité (v. 20) et parce que cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne (v. 21).Pensons-y ! Seul Jésus a vécu une vie soumise entièrement au Père Éternel de telle sorte que lorsqu'il priait pour la guérison d'une personne, il était en harmonie avec la volonté du Père. Nous ne sommes pas parfaitement soumis au Père comme Lui, il est donc fort probable que nous ne puissions guérir tous ceux qui se présentent à nous parce que ce n'est tout simplement pas la volonté du Père que cette personne soit guérie, du moins pour l'instant. Dieu est souverain comme j'en ai parlé plus tôt.

Certes, dans le livre des Actes, on peut lire:

Actes 5 :12-13; 14-16: « Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. Ils se rendaient tous ensemble au portique de Salomon, et aucun des autres  n’osait se joindre à eux; mais le peuple les louait hautement. ..
 Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s’augmentait de plus en plus; en sorte qu’on apportait les malades dans les rues et qu’on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrit quelqu’un d’eux. La multitude accourait aussi des villes voisines à Jérusalem, amenant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs; et tous étaient guéris. »

Encore une fois, dans ce passage, il ne s'agit que des apôtres et, nulle part ailleurs, à ma connaissance, il n'est écrit, dans le Nouveau Testament, que les autres disciples qui avaient cru à l'Évangile guérissaient tous les malades.

Le but de confirmer la Parole était atteint par ces miracles et ces prodiges faits par la main des apôtres et des disciples (voir Marc 16 :20). Cela eut pour effet d'augmenter rapidement le nombre de croyants au début de la chrétienté.

Marc 6 :7,12-13 : « Alors il appela les douze, et il commença à les envoyer deux à deux, en leur donnant le pouvoir sur les esprits impurs… Ils partirent, et ils prêchèrent la repentance. Ils chassaient beaucoup de démons, et ils oignaient d’huile beaucoup de malades et les guérissaient»

Ici, il est écrit qu'ils oignaient beaucoup de malades et les guérissaient. Cependant, la chose la plus importante à retenir de ce passage et de bien d'autres n'est pas que beaucoup de malades ou tous les malades étaient guéris, mais c'est plutôt que ces guérisons étaient accomplies dans un contexte d'évangélisation pour confirmer la Bonne Nouvelle.


Marc 16 :15-20 : « 15 Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.16 Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.17 Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues;18 ils saisiront des serpents; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur feront point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris.19 Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s'assit à la droite de Dieu.20 Et ils s'en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l'accompagnaient. »

Encore une fois, ici, il est évident dans ce passage que les guérisons et les autres miracles sont associés à la prédication de la Bonne Nouvelle. Dieu confirmait sa Parole par les miracles qui l'accompagnaient.


4- Étudions maintenant un passage du prophète Ésaïe supposément relatif, selon plusieurs, à la guérison de nos maladies et infirmités:

" 4 Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.5 Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris." (Ésaïe 53:4-5)

Le sujet du verset 4 a été discuté au début de la section précédente de cet article (section 3). Il faut juste se rappeler que ce verset a été cité par l'apôtre et évangéliste Matthieu au chapitre 8, verset 16 et 17 pour montrer que cette prophétie à propos de Jésus était accomplie: Jésus a guéri tous les malades qui venaient à Lui.
Cependant, la fin du verset 5 (" et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris") a été utilisée à tord et à travers pour appuyer l'idée que tout le monde peut recevoir une guérison "physique" ou "psychologique" en s'appuyant sur le sens de ce verset. Selon ce que je comprends de ce verset, ce n'est pas cela qui est dit. Le début du verset 5 nous annonce qu'il a été blessé pour nos péchés et qu'il a été brisé pour nos iniquités et que le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui. Il serait donc logique de penser que la fin du verset ( " et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris") a rapport avec la guérison de l'âme ou si on le dit autrement avec le salut de notre âme. Jésus n'est pas vraiment venu pour nous apporter la guérison de notre corps. Sa mission essentielle était de nous réconcilier, de nous apporter la paix avec Dieu. C'est donc grâce à son sacrifice sur la croix, grâce à ses meurtrissures que nous sommes guéris, réconciliés avec Dieu (voir aussi 1 Pierre 2:24-25)

5-D'autres prétendent aussi que  parce que l'Esprit de Dieu habite en nous, les chrétiens, on devrait être en mesure de guérir tous les malades. En fait, la réalité est tout autre, car seul Jésus n’était pas limité en ‘mesure’ d’Esprit-Saint comme nous le sommes, ses disciples. En effet, Jean-Baptiste a déclaré:

« Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai; car celui (C'est-à-dire Jésus-Christ) que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l’Esprit avec mesure. (Jean 3 :33-34)

Il est écrit également que nous, ses disciples, avons reçu les arrhes (gage ou acompte) de l’Esprit : 2 Cor 1 :22 et 2 Cor. 5 :5 et Éphésiens 1 :14 ; Nous avons donc reçu avec ‘mesure’ l’Esprit puisque ce n’est qu’un gage. Ainsi, vu sous cet angle,lorsque nous imposons les mains aux malades pour qu'ils soient guéris, il se peut qu'ils ne le soient pas tout le temps. N'est-il pas écrit qu'il opère toutes ces choses, c'est-à-dire, tous les 9 dons mentionnés dans 1 Corinthiens 12:7-11 (le don des guérisons en est un), les distribuant à chacun comme il veut ( 1 Corinthiens 12:11) ? On parle encore ici de la souveraineté de Dieu quand on dit qu'il les distribue comme il veut.

6- Nous pourrions tomber malade à cause d'un péché que nous aurions commis:

Matthieu 9 : 1-8 :
Jésus, étant monté dans une barque, traversa la mer, et alla dans sa ville2 Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés. 3 Sur quoi, quelques scribes dirent au dedans d'eux: Cet homme blasphème. 4 Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit: Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs? 5 Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés te sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche? 6 Or, afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés: Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison. 7 Et il se leva, et s'en alla dans sa maison. 8 Quand la foule vit cela, elle fut saisie de crainte, et elle glorifia Dieu, qui a donné aux hommes un tel pouvoir.


Il semble possible de déduire, selon ce passage, que la maladie peut parfois être reliée à un ou à des péchés. Je ne dis pas que c’est nécessairement le cas dans cette histoire de la guérison du paralytique. Mais on en voit assurément une possibilité en lisant le passage de 1 Corinthiens 11 : 27-32 et, en même temps, on peut également y entrevoir la possibilité que le Seigneur utilise la maladie pour nous châtier (corriger) ‘afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde’ :

« C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts. Si nous nous jugions nous-même, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés,  nous sommes châtiés par le Seigneurs, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. (1 Corinthiens 11:27-32)

"Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire." ( Jean 5:14 )

7- Paul n'a pas toujours été en mesure de guérir par la prière ou l'imposition des mains tous ses collaborateurs:

"Il (Épaphrodite, un des compagnons d'oeuvre et de combat de Paul) a été malade, en effet, et tout près de la mort; mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n'eusse pas tristesse sur tristesse." (Philippiens 2:27)

"Ne continue pas à ne boire que de l'eau; mais fais usage d'un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions." (1 Timothée 5:23)

"Éraste est resté à Corinthe, et j'ai laissé Trophime malade à Milet" (2 Timothée 4:20)

Le point commun de ces trois versets est que ces personnes (Épaphrodite, Timothée et Trophime) étaient des collaborateurs de Paul. Ils étaient donc des personnes déjà converties. Paul a sûrement prié pour leur guérison et malgré cela, ils n'ont pas été guéris, du moins, sur-le-champ. Pourtant, il est écrit dans Actes 19:11-12 que:
 "Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, 12 au point qu'on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient. »
 La différence réside dans l'idée déjà avancée dans ce texte que Dieu confirmait sa Parole par les miracles qui l'accompagnaient. Mais, quand on  est déjà un enfant de Dieu, le Seigneur peut permettre la maladie dans un but de nous corriger ou nous apprendre à nous rapprocher davantage de Lui.

Voici donc le fruit de mes réflexions sur la maladie et la guérison. Que le Seigneur vous bénisse!