(Job 42:5-6).
, Job,au travers de cette immense épreuve dans sa vie, en est venu, pour son plus grand bien, à connaître encore plus intimement son Créateur.
Dans 2 Rois chapitre 20, on peut lire que le roi Ézéchias s'est fait avertir par le prophète Ésaïe, parlant au nom de l'Éternel,
.
Dieu savait très bien que le roi allait le supplier de le guérir et c'est ce qu'il a fait,
il a bien voulu le guérir afin d'amener Ézéchias à un autre niveau de perfection,
. La visite de Berodac-Baladan, fils de Baladan roi de Babylone a été l'événement déclencheur qui a révélé cet orgueil, peut-être dormant, du roi Ézéchias (voir 2 Rois 20:12-21 et 2 Chroniques 32:24-26; 31). Après cette visite du fils de Baladan et à cause de l'orgueil manifesté par Ézéchias à cette occasion, le prophète Ésaïe est venu le visiter de nouveau pour lui annoncer la colère de Dieu à son égard et la conséquence sur toute sa descendance et Jérusalem ( voir 2 Rois 20:17-18). C'est alors que Ézéchias, heureusement, s'est repenti de son orgueil:
, encore une fois , de guérir le roi Ézéchias de son ulcère mortel. Dieu,
, lui a donné 15 années supplémentaires pour lui apprendre à vivre dans l'humilité.
3- Il est écrit dans Matthieu 8:14-17 que Jésus a chassé les esprits par sa parole et
a guéri tous les malades afin que s'accomplit ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète (Ésaïe 53:4) : " Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies."
"Jésus se rendit ensuite à la maison de Pierre, dont il vit la belle-mère couchée et ayant la fièvre. Il toucha sa main, et la fièvre la quitta; puis elle se leva, et le servit. Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplit ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète : « Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies." (Matthieu 8:14-17)
.
Certains chrétiens utilisent ce passage d'Ésaïe 53:4 pour affirmer que
nous aussi en tant qu'enfants de Dieu avons l'autorité spirituelle de guérir tous les malades. Un instant! Sommes-nous capables et prêts
à prendre sur nous toutes les infirmités et
se charger des maladies de toute l'humanité comme Jésus l'a fait en mourant sur la croix et en ressuscitant? Jésus seul en a payé le prix, pas nous. Oui ! Jésus seul a pris nos infirmités et s'est chargé seul de nos maladies durant son séjour sur la terre. En fait, tout ce qu'on peut affirmer avec certitude de ce passage de Matthieu 8:14-17 est
qu'une prophétie à son sujet venait d'être accomplie. Ainsi,
cette prophétie ne concerne donc que Lui, pas nous.
Les mêmes chrétiens vont revenir à la charge en disant que
Jésus a donné cette autorité de guérir tous les malades aux apôtres et à tous ses disciples. Ils vont citer
Matthieu 10:1;
Actes 5:12-13; 14-16;
Marc 6:7,12-13 et
Marc 16: 15-20
Matthieu
10 : 1 : « Puis ayant appelé ses douze disciples, il leur
donna le pouvoir de
chasser les esprits impurs, et
de guérir toute maladie et toute infirmité. »
Si on lit attentivement ce verset, il n'est pas dit que Jésus leur a donné le pouvoir de guérir tous les malades. Ce verset dit plutôt que Jésus leur a donné le pouvoir de guérir toute "forme de" maladie et d'infirmité, peu importe, que ce soit un cancer, une paralysie, une fièvre ou tout autre problème de santé. Voyez-vous la nuance ici? On a l'autorité de guérir toutes les sortes de maladies et d'infirmités. Il n'y a pas de limite pour nous, on peut même ressusciter un mort, mais souvent, nous manquons d'autorité ou de permission de la part de Dieu, peu importe la raison, pour guérir tout le monde qui est malade ou infirme.
Le
pouvoir ou autorité de guérir toute maladie et toute infirmité ne veut donc pas dire nécessairement
que tous les malades ou personnes affligées d’une infirmité vont être
automatiquement guéris par nos prières avec imposition des mains ou sans imposition des mains. Et même si c’était le cas, ce verset s’adresse en
particulier aux douze apôtres.
Le mot pouvoir vient du mot grec ‘Exsousia’
qui selon Thayer (A Greek-English Lexicon of the New Testament par Joseph Henry Thayer, éditions Zondervan, p. 225 au point 4 veut dire: «the power of rule or
government (the power of him whose will and commands must be submitted to by
others and obeyed, (generally translated authority)).
Remarquez que malgré l’autorité qu’ils avaient reçu de Jésus, les apôtres n’ont pas été en mesure de
chasser l’esprit impur du lunatique dans Matthieu 17 :14 à 21. Dans ce cas-ci, c'était à cause de
leur incrédulité (v. 20) et parce que cette sorte de démon ne sort que par la
prière et par le jeûne (v. 21).Pensons-y ! Seul Jésus a vécu une vie soumise entièrement au Père Éternel de telle sorte que lorsqu'il priait pour la guérison d'une personne, il était en harmonie avec la volonté du Père. Nous ne sommes pas parfaitement soumis au Père comme Lui, il est donc fort probable que nous ne puissions guérir tous ceux qui se présentent à nous parce que ce n'est tout simplement pas la volonté du Père que cette personne soit guérie, du moins pour l'instant. Dieu est souverain comme j'en ai parlé plus tôt.
Certes, dans le livre des Actes, on peut lire:
Actes
5 :12-13; 14-16: « Beaucoup
de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des
apôtres. Ils se rendaient tous ensemble au portique
de Salomon, et aucun des autres n’osait
se joindre à eux; mais le peuple les louait hautement. ..
Le
nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s’augmentait de
plus en plus; en sorte qu’on apportait les malades dans
les rues et qu’on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que lorsque Pierre passerait, son
ombre au moins couvrit quelqu’un d’eux. La multitude accourait aussi des villes voisines à
Jérusalem, amenant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs;
et tous étaient guéris. »
Encore une fois, dans ce passage, il ne s'agit que des apôtres et, nulle part ailleurs, à ma connaissance, il n'est écrit, dans le Nouveau Testament, que les autres disciples qui avaient cru à l'Évangile guérissaient tous les malades.
Le
but de confirmer la Parole était atteint par ces miracles et ces prodiges faits par la main des apôtres et des disciples (voir
Marc 16 :20). Cela eut pour effet d'augmenter rapidement le nombre de croyants au début de la chrétienté.
Marc
6 :7,12-13 : « Alors il appela les douze, et il commença à les envoyer deux à
deux, en leur donnant le pouvoir sur les esprits impurs… Ils partirent, et
ils prêchèrent la repentance. Ils chassaient beaucoup de démons, et ils oignaient
d’huile beaucoup de malades et les guérissaient»
Ici, il est écrit qu'ils oignaient beaucoup de malades et les guérissaient. Cependant, la chose la plus importante à retenir de ce passage et de bien d'autres n'est pas que beaucoup de malades ou tous les malades étaient guéris, mais c'est plutôt que ces guérisons étaient accomplies dans un contexte d'évangélisation pour confirmer la Bonne Nouvelle.
Marc
16 :15-20 : « 15 Puis il leur
dit: Allez par tout
le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.16 Celui
qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera
condamné.17 Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom,
ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues;18 ils
saisiront des serpents; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur
feront point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades,
seront guéris.19 Le Seigneur, après leur avoir
parlé, fut enlevé au ciel, et il s'assit à la droite de Dieu.20 Et
ils s'en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles
qui l'accompagnaient. »
Encore une fois, ici, il est évident dans ce passage que les guérisons et les autres miracles sont
associés à la prédication de la Bonne Nouvelle. Dieu confirmait sa Parole par les miracles qui l'accompagnaient.
4- Étudions maintenant un passage du prophète Ésaïe supposément relatif, selon plusieurs, à la guérison de nos maladies et infirmités:
" 4 Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.5 Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris." (Ésaïe 53:4-5)
Le sujet du verset 4 a été discuté au début de la section précédente de cet article (section 3). Il faut juste se rappeler que ce verset a été cité par l'apôtre et évangéliste Matthieu au chapitre 8, verset 16 et 17 pour montrer que cette prophétie à propos de Jésus était accomplie:
Jésus a guéri tous les malades qui venaient à Lui.
Cependant,
la fin du verset 5 (
" et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris")
a été utilisée à tord et à travers pour appuyer l'idée que tout le monde peut recevoir une guérison "physique" ou "psychologique" en s'appuyant sur le sens de ce verset. Selon ce que je comprends de ce verset, ce n'est pas cela qui est dit. Le début du verset 5 nous annonce qu'il a été
blessé pour nos péchés et qu'il a été
brisé pour nos iniquités et que le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui. Il serait donc logique de penser que la fin du verset (
" et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris") a rapport avec
la guérison de l'âme ou si on le dit autrement avec
le salut de notre âme. Jésus n'est pas vraiment venu pour nous apporter la guérison de notre corps. Sa mission essentielle était de nous réconcilier, de nous apporter la paix avec Dieu. C'est donc grâce à son sacrifice sur la croix,
grâce à ses meurtrissures que nous sommes guéris, réconciliés avec Dieu (voir aussi 1 Pierre 2:24-25)
5-D'autres prétendent aussi que
parce que l'Esprit de Dieu habite en nous, les chrétiens, on devrait être en mesure de guérir tous les malades. En fait, la réalité est tout autre, car
seul Jésus n’était pas limité en ‘mesure’ d’Esprit-Saint comme nous le sommes, ses disciples. En effet, Jean-Baptiste a déclaré:
« Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai; car celui (C'est-à-dire Jésus-Christ) que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l’Esprit avec mesure. (Jean 3 :33-34)
Il est écrit également que
nous, ses disciples,
avons reçu les arrhes (gage ou acompte) de l’Esprit : 2 Cor 1 :22 et 2 Cor. 5 :5 et Éphésiens 1 :14 ; Nous avons donc reçu
avec ‘mesure’ l’Esprit puisque
ce n’est qu’un gage. Ainsi, vu sous cet angle,lorsque nous imposons les mains aux malades pour qu'ils soient guéris, il se peut qu'ils ne le soient pas tout le temps. N'est-il pas écrit qu'il opère toutes ces choses, c'est-à-dire, tous les 9 dons mentionnés dans 1 Corinthiens 12:7-11 (le don des guérisons en est un),
les distribuant à chacun comme il veut ( 1 Corinthiens 12:11) ? On parle encore ici de la
souveraineté de Dieu quand on dit qu'il les distribue comme il veut.
6- Nous pourrions tomber malade à cause d'un péché que nous aurions commis:
Matthieu 9 :
1-8 :
Jésus,
étant monté dans une barque, traversa la mer, et alla dans sa ville . 2 Et voici, on lui amena un paralytique
couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Prends courage,
mon enfant, tes péchés te
sont pardonnés. 3 Sur
quoi, quelques scribes dirent au dedans d'eux: Cet homme blasphème. 4 Et Jésus, connaissant
leurs pensées, dit: Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos
cœurs? 5 Car,
lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés te sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et
marche? 6 Or,
afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de
pardonner les péchés: Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va
dans ta maison. 7 Et
il se leva, et s'en alla dans sa maison. 8 Quand la foule vit
cela, elle fut saisie de crainte, et elle glorifia Dieu, qui a donné aux hommes un tel pouvoir.
Il semble possible de déduire, selon ce passage, que
la maladie peut parfois être reliée à un ou à des péchés. Je ne dis pas
que c’est nécessairement le cas dans cette histoire de la guérison du
paralytique. Mais on en voit assurément une possibilité en lisant le passage de 1 Corinthiens 11 : 27-32
et, en même temps, on peut également y entrevoir la possibilité que
le Seigneur utilise la maladie pour nous châtier (corriger) ‘afin que nous ne
soyons pas condamnés avec le monde’ :
« C’est pourquoi celui
qui mangera le pain ou
boira la coupe du Seigneur indignement,
sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve
soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange
et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre
lui-même. C’est
pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un
grand nombre sont morts. Si nous nous jugions nous-même, nous ne serions
pas jugés. Mais quand nous sommes jugés,
nous sommes châtiés
par le Seigneurs, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. (1 Corinthiens 11:27-32)
"Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit:
Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire." ( Jean 5:14 )
7- Paul n'a pas toujours été en mesure de guérir par la prière ou l'imposition des mains tous ses collaborateurs:
"Il (Épaphrodite, un des compagnons d'oeuvre et de combat de Paul)
a été malade, en effet, et tout près de la mort; mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n'eusse pas tristesse sur tristesse." (Philippiens 2:27)
"Ne continue pas à ne boire que de l'eau; mais fais usage d'un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions." (1 Timothée 5:23)
"Éraste est resté à Corinthe, et j'ai laissé Trophime malade à Milet" (2 Timothée 4:20)
Le point commun de ces trois versets est que ces personnes (Épaphrodite, Timothée et Trophime) étaient des collaborateurs de Paul.
Ils étaient donc des personnes déjà converties. Paul a sûrement prié pour leur guérison et malgré cela, ils n'ont pas été guéris, du moins, sur-le-champ. Pourtant, il est écrit dans Actes 19:11-12 que:
"
Dieu faisait des miracles extraordinaires par
les mains de Paul, 12 au point qu'on appliquait sur les
malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les
maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient. »
La différence réside dans l'idée déjà avancée dans ce texte que Dieu confirmait sa Parole par les miracles qui l'accompagnaient. Mais, quand on est déjà un enfant de Dieu, le Seigneur peut permettre la maladie dans un but de nous corriger ou nous apprendre à nous rapprocher davantage de Lui.
Voici donc le fruit de mes réflexions sur la maladie et la guérison. Que le Seigneur vous bénisse!