L'orpailleur de la Parole

dimanche 19 février 2023

La Divinité de Jésus, lettre à une Témoin de Jéhovah

 

Bonjour (prénom d'une personne),

Merci pour le dépliant que vous nous avez fait parvenir et pour votre gentille lettre. Mon épouse et moi sommes devenus chrétiens il y a bien longtemps et la Parole de Dieu est primordiale dans notre vie.

Saviez-vous que la traduction de la Bible des Témoins de Jéhovah n’est pas toujours conforme aux textes originaux? Par exemple, voici comment votre Bible traduit Jean 1:1 :

« Au commencement, la Parole était avec Dieu et était un dieu (1:1, 2)"

Maintenant, voici comment ma Bible ( une Louis Segond 1910) et la très grande majorité des autres traductions traduit ce verset :

«Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu »

D’autres traductions qu’on peut qualifier de littérales terminent la lecture de ce verset en inversant de la façon suivante: « ...et Dieu était la Parole. »

Jésus-Christ est bien sûr identifié dans ce verset comme étant la Parole. La différence dans ces deux différentes traductions (celle des Témoins de Jéhovah et celle de la Louis Segond par exemple) est que votre Bible ne reconnaît pas le Fils de Dieu comme étant vraiment Dieu, au même titre que Dieu le Père, ou si vous préférez, de la même nature que le Père ou, soyons très clair, égal au Père en ce qui concerne sa Divinité.

Laissez-moi vous expliquer pourquoi Jésus-Christ est, en tant que Fils de Dieu, Dieu au même titre et de la même nature que le Père :

Premièrement,

voici la version grecque ancienne donnée par le ‘Bible Hub (interlinear )’ à propos du mot Dieu dans la dernière partie de Jean 1:1: « … et la Parole (Jésus-Christ) était Dieu. »

Vous pouvez aller voir le verset grec complet traduit en anglais à l’adresse suivante : https://biblehub.com/interlinear/john/1-1.htm

 «In [the] beginning was the Word , and the Word was with [- (the) ] God , and God was the Word .

Ce qui est particulier dans la dernière partie de ce verset (… et Dieu était la Parole) est que les mots God (Dieu) et Word (Parole) sont des noms au nominatif masculin singulier. Le nominatif est un des 5 cas utilisés en grec ancien (Un cas, en grec comme en latin, est la forme que prend un nom selon sa fonction dans la phrase.

Les cinq cas du grec ancien sont : le nominatif, le vocatif, l’accusatif, le génitif et le datif.

Le nominatif , cas utilisé pour les mots ‘Dieu (God)’ et ‘Parole (Word) dans la dernière partie du verset Jean 1:1, est le cas utilisé pour un nom quand il sert de sujet, ou d’attribut de ce sujet ou de qualificatifs qui s’y rapportent.

( voir : https://lettresantiques.fandom.com/fr/wiki/Les_cas_en_grec )

La version littérale ‘ Literal Emphasis Translation’ traduit la dernière partie de ce verset exactement de la même façon en inversant la position des noms Dieu et Parole  : 

"In the beginning was the Word, and the Word was with God, and God was the Word".

Le fait que la dernière partie du verset de Jean 1:1 soit traduite par « … et Dieu était la Parole » en se basant sur une traduction littérale du grec ancien au lieu de « ...et la Parole était Dieu » comme dans la majorité des traductions actuelles ne change rien au sens de cette dernière partie du verset Jean 1:1 puisque les deux mots clés du verset (Dieu et Parole) sont considérés en grec ancien comme des sujets du verbe ou attributs de ce nom ou encore des qualificatifs qui s’y rapportent car leur cas est au nominatif.

On peut donc traduire : « … et Dieu était la Parole. » et inverser en traduisant : "...et la Parole était Dieu »

Remarquez aussi, et cela est très,très, très important, que le mot Dieu ( Θεὸς) dans la dernière partie du verset de Jean 1:1 n’est pas précédé d’un article ( l’article ‘un’ par exemple) comme dans la traduction des Témoins de Jéhovah. Alors on ne devrait pas traduire :… et la Parole était un dieu, mais plutôt : « ...et la Parole (c’est- à- dire Jésus) était Dieu (au même titre ou de la même nature que le Père). »


Deuxièmement

Voici ce que la Bible version Louis Segond et la grande majorité des autres traductions dit en Exode 3:14 :

« Dieu dit à Moïse: Je suis celui qui suis. Et il ajouta: C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël: Celui qui s'appelle "je suis" m'a envoyé vers vous. »

L’Hébreux original de ce verset peut être trouvé à l’adresse suivante: ( https://biblehub.com/interlinear/exodus/3-14.htm ) et l’expression traduite ‘Je suis’ exprimée à trois reprises dans ce même verset se lit ainsi : אֶהְיֶה en Hébreux. Ce mot est un verbe, au temps imparfait.

Attention!L’imparfait en Hébreux ne signifie pas la même chose que l’imparfait en français. Voici un extrait d’une explication tirée d’un site des Témoins de Jéhovah à propos de l’imparfait (https://wol.jw.org/fr/wol/d/r30/lp-f/1001060087 ) :

Début de l’extrait :

"Verbes hébreux exprimant l’action continue ou en cours

Le verbe hébreu a deux états : l’état dit parfait et l’état imparfait. (On dira que le verbe hébreu est au parfait [c’est-à-dire à l’accompli] ou à l’imparfait [c’est-à-dire à l’inaccompli]. Les mots “ parfait ” et “ imparfait ” sont donc utilisés dans un sens différent de celui du français.) Le parfait exprime une action achevée. L’imparfait désigne une action inachevée ou continue, autrement dit une action en cours. »

Fin de L’extrait.

Voici maintenant comment la Bible des Témoins de Jéhovah traduit ce même verset :

« Alors Dieu dit à Moïse: Je deviendrai ce que je décide de devenir. Et il ajouta: Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je deviendrai m’a envoyé vers vous. »

Les expressions Je suis ce que Je suis’ et ‘Je suis m’a envoyé vers vous’ de Exode 3:14, dans la très grande majorité des traductions de ce verset, expriment bien mieux le sens du temps à l’imparfait de la langue hébraïque ( L’imparfait , comme je l’ai écrit plus haut, désigne une action inachevée ou continue, autrement dit une action en cours qui a toujours existé dans le passé, qui continue d’exister maintenant dans le présent et qui continuera toujours d’exister dans le futur ) que celui de la traduction des Témoins de Jéhovah laquelle limite ce verbe au futur alors que l’imparfait en Hébreux couvre globalement autant la notion du passé et du présent que celle du futur.

En plus, même s' il est vrai que le verbe hébreux אֶהְיֶה pourrait être traduit aussi par ‘devenir’ au lieu de ‘être’, il ne convient pas ici de le traduire ( voir les raisons exprimées dans le paragraphe précédent) de cette façon pour exprimer la notion d’Éternité attribuée à Dieu. Aussi, dans la version hébraïque de ce verset, il n’y a pas les mots ’ ce que je décide’ mais plutôt le mot ‘qui’ ( אֲשֶׁר ) servant de pronom relatif comme on le voit dans la majorité des traductions.

Troisièmement :

Vous avez la traduction des Témoins de Jéhovah suivante de Jean 8:24 :

 « C’est pourquoi je vous ai dit : Vous mourrez dans vos péchés. Car si vous ne croyez pas que je suis celui que j’affirme être, vous mourrez dans vos péchés.»

L’expression ‘celui que j’affirme être’ n’est pas dans la version originale du grec ancien.

Voici la traduction du verset Jean 8:24 selon la version Louis Segond :

« C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. »

En réalité Jésus disait qu’il est, comme le Père, le ‘Je suis’ de Exode 3:14.

Un autre verset, Jean 8:58, montre encore la même chose :

« Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, je suis»

La version de ce verset selon les Témoins de Jéhovah est la suivante :

« Jésus leur dit : Oui, je vous le dis, c’est la vérité : avant qu’Abraham vienne à l’existence, j’étais »

Le verbe j’étais de votre version ne traduit pas encore correctement la notion d’éternité de Dieu car le verbe, dans le texte original grec est au présent de l’indicatif actif (la voix active en grec ancien indique que le sujet est celui qui réalise l’action). Alors, pour le verset concerné (Jean 8:58) on peut dire que Jésus, avant qu’Abraham existe, existait déjà parce que Jésus est éternel comme le Père.

Conclusion : Jésus est Éternel comme le Père. En fait, il a les mêmes attributs que ceux du Père.

À ce sujet (les mêmes attributs que ceux du Père), lire, entre autres, la version Louis Segond de Ésaïe 9:5 qui parle de Jésus-Christ:

« Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule; On l'appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix»

Quatrièmement :

Vous avez la traduction des Témoins de Jéhovah suivante de Jean 5:18 :

« Voilà pourquoi les Juifs cherchèrent d’autant plus à le tuer : parce que non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais en plus il appelait Dieu son propre Père, se faisant égal à Dieu. »

La version Louis Segond de ce même verset (Jean 5:18 ) se lit ainsi :

« A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu'il violait le sabbat, mais parce qu'il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu. »

Si donc les pharisiens voulaient le faire mourir, ce n’est pas parce qu’il se disait un petit dieu, inférieur à Jehovah ( ou Yahweh ou Adonaï ), mais c’est parce qu’il (Jésus)appelait Dieu son propre Père affirmant par le fait même ainsi ouvertement et sans hésitation qu’il était égal à Celui-ci , autrement dit, il prétendait qu’il avait la même nature que le Père et qu’on pouvait lui donner le même titre ( Jésus est Dieu avec un grand D).

Cinquièmement 

Vous avez la traduction des Témoins de Jéhovah suivante de Philippiens 2:6 :

« lui qui, bien qu’ayant la forme de Dieu, n’a même pas envisagé l’idée d’essayer d’être égal à Dieu.»

La version littérale du grec ancien qu’on peut trouver à l’adresse suivante : ( https://biblehub.com/interlinear/philippians/2-6.htm ) se traduit plutôt ainsi en anglais :

« Who in [the] form of God existing not something to be grasped considered to be equal with God »

La version Louis Segond se lit ainsi :

« lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal à Dieu »

Ce verset de Philippiens (chap 2:6) nous explique que le Fils de Dieu (Jésus) n’a pas considéré que devenir un homme serait inacceptable même sil était égal au Père. L’apôtre Paul, auteur de cette lettre aux Philippiens, a utilisé l’ image de quelqu’un qui poursuit un prédateur pour lui arracher la proie qui vient d’être volée pour exprimer que Jésus (Dieu de la même nature que le Père) a plutôt considéré au contraire dans son humilité (Philippiens 2:8) et amour qu’il valait vraiment la peine de s’humilier en devenant un homme, au point même de s’exposer ainsi à devenir une proie de Satan.

Jésus, pourtant égal à Dieu, en s’abaissant ainsi pendant trente trois ans et demi sur la terre en tant qu’humain, mais ne péchant point, a voulu sauver tout humain, par sa mort à la croix, avant qu’il (quiconque) ne périsse aux mains du prédateur Satan. la condition essentielle pour que tout humain ne périsse pas est, bien sûr, qu’il doit croire en Celui (Jean 3:16) qui a pris volontairement la punition du péché à notre place, malgré qu’il n’ait jamais commis de péché .

Sixièmement 

Considérons, maintenant la déclaration célèbre de l’apôtre Thomas dans Jean 20:28 après qu’il ait vu et touché les mains et le côté de Jésus 8 jours après la résurrection :

« Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu »

Thomas, un juif, n’aurait pas déclaré cela s’ il n’avait pas considéré que Jésus était égal à son Père en ce qui concerne sa nature divine. 

                                                       ____________


(Prénom d'une personne),

Je viens de vous écrire quelques arguments pour vous démontrer que Jésus-Christ , Fils du Dieu vivant, est considéré dans la Parole de Dieu comme Dieu lui-même au même titre que son Père. Voici, si vous voulez bien les méditer, d’autres versets qui touchent au même sujet :

1- « Et c’est ici son ( celui de Dieu) commandement : que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu’il nous a donné. » ( 1 Jean 3:23)

Chez les hébreux, le nom d’une personne englobe tout ce que représente, toutes les principales caractéristiques de cette personne. Une des principales caractéristiques de Jésus est qu’il est Dieu. Dans 1 Jean 3:23, il est écrit qu’il faut croire ( c’est un commandement) que Jésus est Dieu comme son Père et qu’il s’est abaissé à devenir un homme (un humain) comme nous pour nous sauver de nos péchés. Il était à la fois parfaitement Dieu et homme.

2- « Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ? Celui-là est l'antéchrist, qui nie le Père et le Fils. » (1 Jean 2:22)

3- « Quiconque nie le Fils n'a pas non plus le Père; quiconque confesse le Fils a aussi le Père. » ( 1 Jean 2:23)

4- « Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. » (1 Jean 4:15)

5- « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n'honore pas le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé. » (Jean 5:22-23)

6- « Ils lui dirent donc: Où est ton Père? Jésus répondit: Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père, » (Jean 8:19)

7- "Jésus donc leur dit: Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m'a enseigné." (Jean 8:28)

8- « Moi et le Père nous sommes un. »( Jean 10:30)

Si vous lisez le contexte de Jean 10:30 vous apprenez que des Juifs l'ont entouré dans le temple lui demandant de leur confirmer franchement qu'il est le Messie (Jean 10:22-24). Jésus leur a répondu qu'il leur avait déjà dit mais qu'ils ne le croyaient pas même s'ils avaient vu les oeuvres qu'il avait faites au nom de son Père, oeuvres qui lui rendent témoignage, et il a rajouté qu'ils n'étaient pas ses brebis car ses brebis entendent sa voix et le suivent.

Tout de suite après, il leur a dit quelque chose que seul Dieu peut faire: " Je leur donne la vie éternelle: et elle ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main." Ensuite il a dit que c'est le Père qui lui a donné les brebis, que son Père est plus grand que tous (Jésus, dans sa condition d'homme avant sa mort et résurrection, s'était temporairement abaissé et était ainsi (Hébreux 2:7; Psaumes 8:5-6) inférieur au Père (Jean 10:29)). 

[Dans une autre façon de comprendre que le Père est plus grand que tous (Jean 10:29) et qu'il est même plus grand que Jésus lui-même (Jean 14:28) il faut considérer également la notion de position ou d'autorité que chacun doit respecter. Le Père est l'autorité suprême malgré que le Fils soit de la même nature que le Père. Nous voyons celà aussi chez les humains: nous sommes tous de la même nature, mais il y a des humains qui ont autorité sur nous (des patrons, des gouvernants, nos parents pendant que nous habitons avec eux, etc.). Jésus a toujours été soumis au Père.]

Le fait que Jésus ait dit qu'Il peut donner la vie éternelle à ses brebis (les croyants qui entendent sa voix, qu'il connaît et qui le suivent) et aussi qu'il ait dit que Lui et le Père sont uns a déclenché une grande colère chez ceux qui l'avaient questionné au point de vouloir le lapider (Jean 10:31) parce qu'ils ont compris qu'il se 'faisait Dieu' (Jean 10:33).

Soyez bénis!




mercredi 11 janvier 2023

À propos des promesses aux vainqueurs et des avertissements aux perdants de Apocalypse , chapitres 2 et 3 (Partie 2)

Dans cette deuxième partie au sujet des promesses aux vainqueurs et avertissements aux perdants de Apocalypse chapitres 2 et 3, l'attention sera portée aux reproches et aux avertissements donnés aux perdants de l'église d'Éphèse.

Premier reproche (Aux Éphésiens)

"Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour" (Apocalypse 2:4).

Abandonner son premier amour, qu'est-ce que cela signifie? Le mot amour provient ici dans ce verset du nom grec ' ἀγάπη ' ou agapé en français. Selon la Concordance de Strong au no. 26, ce mot se réfère dans ce verset à l'amour du prochain et plus spécifiquement des frères et soeurs en Jésus et il se réfère aussi à l'amour de Dieu dans d'autres versets( Luc 11:42; Jean 5:42; 1Jean 2:15). Cet amour doit surgir de notre reconnaissance envers le Père et son Fils Jésus-Christ pour son grand amour envers nous et pour son salut. Il ne doit pas obligatoirement et à chaque fois procéder de nos affinités avec les personnes. Malheureusement, il peut s'estomper graduellement (être abandonné) avec le temps si notre relation avec le Seigneur ne grandit pas ou surtout si elle diminue. Plusieurs versets nous exhortent à aimer notre prochain (Lévitique 19:18; Matthieu 22:39; Jean 13:34; Éphésiens 5:2; 1 Thess. 4:9; 1 Pi. 4:8; 1 Jn. 3:23; 1 Jn. 4:21). 
Le Seigneur Jésus reproche donc aux membres de l'Église d'Éphèse de manquer d'amour les uns envers les autres et envers leur prochain en général ainsi que pour Dieu lui-même.
Le Seigneur ne reproche pas aux Éphésiens de manquer d' oeuvres, de travail et de persévérence. au contraire; il n'est pas non plus contre le fait que les chrétiens d'Éphèse ne peuvent supporter les méchants et d'éprouver ceux qui se disent apôtres mais qui ne le sont pas. Car Il approuve tout celà. Mais les Éphésiens ont tout gâché en manquant d'amour pour leurs frères et soeurs et pour leur prochain en général et peut-être pour Dieu lui-même. L'amour pour le prochain est le deuxième commandement le plus important selon Jésus (Matthieu 22:39). 
Il y a malheureusement beaucoup d'Églises dans nos temps modernes qui ressemblent à celle d'Éphèse. Dans de telles Églises, on défend la saine doctrine, beaucoup de grandes vérités de la Parole, mais l'amour véritable du prochain à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Église est pratiquement négligé ou en voie de disparaître. L'amour de Dieu (premier commandement) et l'amour du prochain (deuxième commandement) ne doivent jamais disparaître de nos Églises même si, selon ce que je viens de mentionner, ces dernières défendent selon leur compréhension de la Parole ce qu'ils considèrent être la saine doctrine. En fait, ils défendent seulement la forme et non l'esprit de vérité se trouvant dans ces doctrines.  Le premier fruit de l'Esprit mentionné dans Galates 5:22 n'est-il pas l'amour (agapé)? 
Le remède est de nous repentir et revenir à notre premier amour pour Dieu d'abord, et ensuite pour nos frères et soeur dans le Seigneur et à tous ceux du dehors (Apoc. 2:5). En d'autres mots, 'nous manquons le bateau' comme on dit souvent en Québécois quand on enseigne, même le plus sincèrement du monde, une doctrine tirée de la Parole de Dieu si l'élément essentiel n'y est pas. Cet élément essentiel est, bien sûr, l'amour 'agapé' (1 Cor. 13:1-7)

L'avertissement aux Éphésiens:

"Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres; sinon, je viendrai à toi, et j'ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes" (Apoc. 2:5). 
Peut-on imaginer les conséquences de voir son chandelier (l'Église selon Apoc. 1:20) ôté de sa place? C'est une catastrophe! Cela veut dire que les ténèbres vont régner de nouveau sur la région de la ville d'Éphèse. La lumière n'y sera plus.Au cinquième siècle de notre ère, l'Église d'Éphèse a cessé d'exister. (voir: https://www.cheminsdevie.info/emission/apocalypse-2-4-9/ ).

Sur une plus grande échelle, les églises chrétiennes évangéliques autant en Amérique qu'en Europe occidentale et partout dans le monde, de nos jours, doivent elles aussi se repentir et pratiquer leurs premières oeuvres, sinon elles subiront le même sort...
Jésus a dit: "Il faut que je fasse, tandis qu'il est jour, les oeuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler. Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde" (Jean 9: 4-5).
Si c'est le cas pour l'Église, cela s'applique aussi au niveau de l'individu. Jésus n'a-t-il pas affirmé que nous sommes la lumière du monde, que notre lumière doit luire devant les hommes afin qu'ils voient nos bonnes oeuvres, et qu'ils glorifient notre Père qui est dans les cieux ( Matthieu 5:14-16). Mais si nous abandonnons notre premier amour sans nous repentir,il n'y aura que des ténèbres et nous devriendront semblables aux cinq vierges folles qui ont manqué d'huile pour garder leurs lampes allumées et qui se sont fait dire par le Seigneur lui-même: "Je ne vous connaît pas" (Matthieu 25:12). Je veux être "Vainqueur", je ne veux donc pas abandonner mon premier amour. Ainsi,  j'aurai accès à l'arbre de vie qui est Jésus lui-même parce qu'Il me dira qu'Il me connaît.

Soyez bénis!

À suivre!


jeudi 8 décembre 2022

À propos des promesses aux vainqueurs et des avertissements aux perdants de Apocalypse , chapitres 2 et 3 (Partie 1)

Il y a, dans un premier temps, de très belles promesses destinées aux vainqueurs et, dans un deuxième temps, des avertissements et des reproches sévères  aux non vainqueurs  ou perdants dans l'Apocalypse aux chapitres 2 et 3. Ces derniers (belles promesses et avertissements) sont donnés par le Saint Esprit de Christ. Car c'est Jésus lui-même qui parle par son Esprit, premièrement, dans cette vision à l'apôtre Jean (Apocalypse 1:17) et, ensuite, à tous ceux qui vaincront et  ceux qui seront perdants. (Pour les vainqueurs, lire Apocalypse 2:7,2:10-11, 2:17, 2:24-29, 3:4-6, 3: 8-13, 3:21-22 et pour les perdants lire Apocalypse 2:4-5, 2:14-16, 2:20-23, 3:1-3, 3:15-20 ).

À noter que le verbe vaincre des traductions françaises de Apocalypse chapitres 2 et 3 est presque toujours conjugué au future [en réalité,le verbe vaincre est considéré dans les passages grecs anciens en question  (Apocalypse chap 2 et 3) comme étant au participe présent actif.Cela implique que l'action du participe a lieu en même temps que celui du verbe principal de la phrase qui est au future dans tous les versets visés des chapitres 2 et 3 de l'Aocalypse; par exemple, le verbe principal de la phrase pour Apocalypse 2:7 est ' je donnerai' ], ce qui laisse supposer que la victoire, (je ne parle pas ici de l'obtention du salut qui est un don gratuit de Dieu (Éphésiens 2:8-9)), mais celle de rester, demeurer jusqu'à la fin de notre vie dans ce salut (2 Pierre 2:20; Hébreux 3:14 et 6:4-12; Jean 15:6; Apocalypse 2:26) lequel a été si chèrement gagné par Jésus-Christ (Hébreux 5:7-8) pour chacun d'entre nous qui l'avons reçu; ce genre de victoire ne s'acquière pas nécessairement instantanément et sans efforts soutenus de notre part, mais il y a un processus, une démarche à suivre jusqu'à la fin dans le temps (Lire plus spécifiquement la promesse faite à ceux qui vaincront de l'Église de Thyatire de Apocalypse 2:26)

Voici ces promesses [avec quelques commentaires entre parenthèses comme celles-ci [ ] s'il y a lieu]:

    • Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit [celui de Christ et celui du Père qui vit en nous ( voir à ce sujet Romains 8:9 et Jean 14:23)] dit aux Églises : À celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie [ Genèse 3:22 nous apprend que manger de son fruit nous donne la vie éternelle], qui est dans le paradis de Dieu. (Apocalypse 2:7)

    • "Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort."       (Apocalypse 2:11 et 20:14) [ souffrir la seconde mort est donc, par déduction, réservée à ceux qui ne seront pas vainqueurs (les perdants) ]

    • Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit [celui de Christ et celui du Père qui vit en nous] dit aux Églises : À celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc ; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit. (Apocalypse 2:17) [ Jacob a reçu un nom nouveau suite à sa victoire dans son combat contre l'ange (Genèse 32:28). Aussi, Matthew Henry, un commentateur de la Bible ayant vécu au 17 ème siècle associe un nom nouveau à notre adoption par Dieu (Éphésiens 1:5). Concernant la manne cachée, c'est celle de Jean 6: 32-35 et Jean 6:58 : " C'est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n'en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts : celui qui mange ce pain vivra éternellement." La manne cachée représente donc, à l'instar de l'arbre de vie, la vie éternelle, mais aussi la nourriture spirituelle émanant de sa Parole que Jésus nous a donnée si nous demeurons en Lui jusqu'à la fin. Le caillou blanc fait probablement référence à un caillou blanc qu'on remettait dans l'antiquité à une personne dans un procès contre elle si elle était acquittée (reconnue non coupable). Grâce au sacrifice de Jésus sur la croix et à notre persévérance à demeurer dans ce salut, nous seront reconnus non coupables devant Dieu à la fin des temps.]

    • "À celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres [Lire en parallel Jean 6:27-29 où Jésus répond à la question à savoir que faut-il faire pour faire les oeuvres de Dieu? La réponse de Jésus est toute simple: il faut croire en Lui. Lire également en parallel Apocalypse 2:26 qui précise qu'il faut croire en Jésus jusqu'à la fin . Donc, selon Jean 6:27-29, faire les oeuvres de Dieu correspond à croire en Jésus et Apocalypse 2:26 rajoute qu'il faut le faire jusqu'à la fin ], je donnerai autorité sur les nations.(Apocalypse 2:26, voir aussi 2:29 et 1 Corinthiens 6:2-3) Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d'argile, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l'étoile du matin" [ Voir l'excellente explication donnée par Ann Steiner sur le lien suivant: https://christianismeactif.fr/la-4e-grande-promesse-le-pouvoir-sur-les-nations-une-verge-de-fer-et-letoile-du-]

    • Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs [Tous les commentateurs s'accordent pour associer le vêtement blanc à la pureté spirituelle(voir Apocalypse 7:13-14)] ; je n’effacerai point son nom du livre de vie, [Il est terrible pour quiconque de voir notre nom effacé du livre de vie car il est écrit dans Apocalypse 20:15 qu'il sera jeté dans l'étang de feu au jugement dernier] et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.(Apocalypse 3:5,6) [Voir Matthieu 10:32-33]

    • Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus [ selon la concordance de Strong au numéro 4769 pour le mot colonne ou "stulos" en grec, ce passage signifie que notre Seigneur Jésus-Christ assignera à  la personne victorieuse une place ferme et stable à l'instar d'une colonne ou monument érigé non pas pour soutenir le temple céleste qui n'en a pas besoin, mais en l'honneur de chaque vainqueur ]  j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau. (Apocalypse 3:12,13) [ voici ce que dit le commentateur Matthew Henry au sujet des noms écris sur ce monument: " Le nom de Dieu, dans la cause duquel il s'est engagé, qu'il a servi et pour qui il a souffert dans cette guerre ; et le nom de la ville de Dieu, l'église de Dieu, la nouvelle Jérusalem, qui est descendue du ciel.Sur ce pilier seront enregistrés tous les services que le croyant a rendus à l'église de Dieu, comment il a affirmé ses droits, élargi ses frontières, maintenu sa pureté et son honneur ; ce sera un nom plus grand qu'Asiaticus ou Africanus ; un soldat sous Dieu dans les guerres de l'église. Et puis une autre partie de l'inscription est, [2.] Le nouveau nom de Christ, le Médiateur, le Rédempteur, le capitaine de notre salut ; par là, il apparaîtra sous la bannière de qui ce croyant conquérant s'était enrôlé, sous la conduite de qui il a agi, par l'exemple de qui il a été encouragé, et sous l'influence de qui il a combattu le bon combat et est sorti victorieux.(https://www.christianity.com/bible/commentary/matthew-henry-complete/revelation/3 ]

    • Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. (Apocalypse 3:21, 22) [ L'Église étant l'Épouse de Christ et ce dernier étant roi, Il nous partagera son trône ] 


Si l'Écriture nous apprend dans ces passages adressés non aux paiens mais aux membres des 7 Églises qu'il y aura des vainqueurs, n'est-il pas logique de penser qu'il y aura aussi des perdants ( des 'loosers')? Avant de développer cet aspect de ce mot, voyons la signification grecque du verbe vaincre:

Le mot grec pour le verbe vaincre dans les extraits de Apocalypse chapitre 2 et 3 cités plus haut est 'nikao' et il signifie subjuguer (subdue en anglais) littéralement ou figurativement. Le plus souvent (24x) il est traduit en anglais par le mot 'overcome' qui pourrait être traduit par les mots surmonter ou vaincre ou maîtriser ou triompher de. Le mot 'nikao' est aussi traduit  2x par le mot conquérir, 1x par le mot prévaloir et 1x par le mot victoire. (Voir la Concordance de Strong au numéro 3528).

Il faut aussi nous poser une question difficile concernant ceux qui vont vaincre: comment y parviendront-ils? La réponse nous est donnée dans 1 Jean 5:4-5:

"parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe ('nikao, 3528') du monde; et la victoire ('nike' 3529) qui triomphe ('nikao', 3528) du monde, c'est notre foi. Qui est celui qui a triomphé ('nikao', 3528) du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu

Alors, notre foi ( non passive, mais active, vivante) en Jésus- Christ Fils de Dieu est la clé, sinon, une des clés les plus importantes qui nous mène(nt) à devenir vainqueur et à l'obtention de toutes ces promesses.
Il y a toutefois une précision à ne pas négliger qui entre en ligne de compte concernant la clé (notre foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu)  et qui contribue à nous conduire à la victoire: Jésus a dit :
" Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l'homme vous donnera, car c'est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau. Ils lui dirent: Que devons-nous faire, pour faire les oeuvres de Dieu? Jésus leur répondit: L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui (Jésus-Christ, Fils de Dieu) qu'il a envoyé." (Jean 6: 27-29)
Dans ce passage il y a une notion de travail ou d'effort afin de continuer d'obtenir la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle. Ce travail est toujours celui de la foi en Jésus mais sous l'angle d'un effort ou combat pour la garder (cette foiet non pour l'obtenir. Car Dieu est celui qui nous donne la foi (Romains 12:3, 2 Pierre 1:1, Éphésiens 2:8) , mais nous avons la responsabilité de combattre pour la préserver. ( 2 Timothée 4:7; 1 Timothée 6:12) 

Dans 1 Jean 2:14, dans la deuxième partie du verset, Jean parle aux jeunes gens dans les mots suivants:
" Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin"
Ainsi , la parole de Dieu doit aussi demeurer en nous si on désire vaincre ('nikao', 3528) le malin

Il devient, par conséquent, impératif de se poser une autre question: peut-on perdre notre foi, ce qui reviendrait à dire 'perdre notre salut' puisque seuls les vainqueurs (ceux qui gardent la foi jusqu'à la fin, ceux qui combattent pour la préserver) ne verront point leur nom effacé du livre de Vie (Apocalypse 3:5) et n'auront point à subir la seconde mort (Apocalypse 2:11; 20:14)? La réponse est oui !

Pour soutenir l'idée qu'on peut perdre notre foi (perdre notre salut),voyons quelques versets reliés à ce sujet:

" Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, et on les jette au feu, et ils brûlent. (Jean 15:6)

Notre union avec Jésus-Christ est comparé dans Jean 15:1-7 à un sarment (nous les chrétiens) relié au cep (Jésus lui-même). Le sarment ne peut rien faire de lui-même pour porter du fruit car il doit toujours être uni au cep et la sève qui coule du cep doit circuler dans le sarment pour qu'il porte du fruit. S'il ne porte pas de fruit, il est jeté dehors, et il sèche. On le ramasse et on le jette au feu et il brûle. Cela signifie qu'en tant que chrétiens, notre rôle principal est de demeurer en Christ, ce qui implique garder une relation intime avec Jésus-Christ. Si on le fait (garder une relation intime avec le Fils de Dieu), c'est que notre foi en Lui ne bronche pas (ne défaille pas)

Voici un autre verset:

"Mais j'ai prié pour toi (Simon), afin que ta foi ne défaille pas; et toi quand tu seras converti, affermis tes frères" Luc 22:32. 

Le verbe grec traduit en français par défaillir est 'Ekleipo' (Concordance de Strong au numéro 1587). Utilisé intransitivement comme c'est le cas dans Luc 22:32, il signifie partir ('to leave off' en anglais), cesser (to cease), ou faillir (fail). Donc, Jésus a prié le Père afin que la foi de Pierre (Simon) ne parte pas ou ne cesse pas ou ne faillisse pas..
Le verbe grec traduit en français par convertir est 'èpi-strépho'. Dans le : 'A greek-english lexicon of the New Testament', pages 243 et 244 de Joseph Henry Thayer, il est écrit que ce mot utilisé dans Luc 22:32 signifie revenir en arrière moralement, se réformer (to turn back morally, to reform).

 Donc, ce verset (Luc 22:32) nous apprend, si on s'en tient à la signification des deux mots grecs cités plus haut, que la foi de Simon risquait d'être fortement ébranlée au point où il aurait pu choisir de cesser de croire, mais Jésus a prié pour lui afin que cela ne se produise pas. Judaau contraire, après qu'il eût livré Jésus, a ou avait déjà perdu la foi et c'est la raison pour laquelle il s'est pendu. Il ne pouvait plus croire que s'il demandait sincèrement pardon à Jésus, il aurait été pardonné.

Voici un autre verset relié à ce sujet:

"Que personne ne vous séduise d'aucune manière; car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant, et qu'on ait vu paraître l'homme du péché, le fils de la perdition..." (2 Thessaloniciens 2:3 )

Selon le 'Nouveau Dictionnaire Biblique', Éditions Emmaüs, cinquième édition revue 1983, à la page 47, il est écrit à propos du mot apostasie: "Gr. apostasis: action de s'éloigner de, défection, désertion. Ce mot est employé 2 fois dans le N.T. pour exprimer l'abandon de la foi." 

Les deux versets trouvés dans le N.T. en question sont

1. Actes 21:21 où Jacques et les anciens disent à Paul que les Juifs pensent que Paul enseigne à tous les Juifs qui sont parmi les païens à renoncer à Moïse. Le mot renoncer dans ce passage est tiré du mot grec 'apostasis' .

2. Le deuxième verset du N.T. contenant le mot apostasie est 2 Thessaloniciens 2:3 cité plus haut.

Il est évident que Paul, dans ce passage de 2 Thessaloniciens 2:3 parle des chrétiens de la fin des temps, et non des païens puisque ces derniers n'ont pas la foi. Certains d'entre les chrétiens de la fin des temps, tomberont donc dans le piège de l'apostasie et, de ce fait, renonceront à garder jusqu'à la fin les oeuvres de Christ (Apocalypse 2:26). Ils vont ainsi 'perdre leur salut' ou en d'autres mots 'voir leur nom effacé du livre de vie' (Apocalypse 3:5) ou encore, 'avoir à subir la seconde mort' (Apocalypse 2:11, 20:6,14) (à noter que seconde mort dans Apocalypse 20:14 signifie être jeté dans l'étang de feu) ?

Voici enfin un autre passage de la Bible concernant le sujet de la perte du salut:

"  ... lesquelles (la gloire et la vertu de Jésus-Christ, voir 2 Pierre 1:3) nous assurent de sa part les plus grandes et plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu,  à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont en abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés .C'est pourquoi frères, appliquez-vous d'autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant celà, vous ne broncherez jamais. C'est ainsi, en effet, que l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée. ( 2 Pierre 1:4-11 )

Saviez-vous que le verbe broncher ( le mot grec est: πταίω) (dans ce passage , spécifiquement au verset 10) est associé à la perte du salut selon ce qui est écrit dans la version numérique de la Concordance de Strong (https://biblehub.com/greek/4417.htm au numéro 4417 section 2b): "b. to fall into misery, become wretched (often so in Greek writings): of the loss of salvation2 Peter 1:10.). Donc, le mot broncher, si on s'en tient à la Concordance de Strong dans sa version numérique et aussi selon le Greek-English Lexicon of the New Testament de Joseph Henry Thayer, Édition Zondervan, p. 556, celà nous laisse entendre ou déduire que l'apôtre Pierre croyait que nous pouvons perdre notre salut. Est-ce que Strong et Joseph Henry Thayer ont mal interprété ce mot? Je ne le crois pas puisque dans le dernier verset de ce passage (2 Pierre 1: 4-11) il est écrit que, ainsi, en nous appliquant à affermir notre vocation et notre élection (on y parvient en faisant tous nos efforts pour rajouter à notre foi la vertu, etc...) l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous sera pleinement accordée.

Fin de la partie 1

La deuxième partie devrait paraître d'ici une semaine ou deux.
Soyez bénis!